Commentaires : Chronologie des médias : les auteurs veulent une intervention politiq

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#1


La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société Civile des auteurs multimédias (SCAM) ont écrit lundi à la ministre de la Culture Fleur Pellerin pour lui demander de suspendre l'arrêté du 9 juillet 2009 pris par Frédéric Mitterrand, qui rendait obligatoire l'application du maigre accord interprofessionnel obtenu trois jours plus tôt. Celui-ci prévoit notamment que les films ne peuvent pas être proposés en vidéo à la demande par abonnement (SVOD) avant un délai d'au moins 36 mois après la sortie en salle, ce qui oblige les services comme Netflix à ne proposer que des films relativement anciens.

Le mécanisme est imposé pour protéger la position de Canal+ sur le marché de la télévision payante, directement menacée par la SVOD. Or Canal+ a une telle position incontournable dans le financement du cinéma français que ses intérêts sont ceux de la profession toute entière.

"Depuis 4 ans, la grande majorité des professionnels continue de militer en faveur d'un statu-quo qui impose notamment la diffusion des films en VàDA 36 mois après la sortie des films en salles et 48 mois pour la VàD gratuite, quels que soient les engagements en faveur de la création que pourraient prendre les plateformes", regrettent les deux organisations dans la lettre (.pdf) envoyée à Fleur Pellerin.

Obliger à de nouvelles négociations

Elles estiment que le gel de la chronologie des médias est "juridiquement bancale" au regard des règles européennes, "politiquement dangereuse" dans les négociations internationales où la position française pourrait être jugée excessive et donc insignifiante, et "extrêmement pénalisante pour les créateurs qui doivent souvent attendre de longs délais sans que leurs films ne soient visibles nulle part".

La SACD et la SCAM demandent donc à la ministre de la Culture de mettre en oeuvre la révision envisagée par Aurélie Filippetti, qui n'a toutefois jamais trouvé le courage de mettre en application ses idées. "Parce que nous connaissons - et saluons - votre désir de changement et votre priorité de voir l'offre légale s'améliorer, l'abrogation de l'arrêté d'extension de la chronologie des médias serait un signal extrêmement fort", signent Pascal Rogard (SACD) et Hervé Rony (SCAM). 

"Nous sommes convaincus que ce retrait de l'arrêté ministériel serait de nature à favoriser de nouveaux échanges constructifs et fructueux entre tous, tout en offrant aux pouvoirs publics le loisir de fixer les conditions qui pourraient rendre un nouvel accord extensible."

En août dernier, alors qu'elle n'était pas encore ministre de la Culture, Fleur Pellerin avait pris une position très prudente sur le dossier. "La chronologie des médias doit permettre le développement d'une offre légale attractive sur Internet. Elle doit aussi continuer à constituer un point d'équilibre dans le financement de la création audiovisuelle et cinématographique. Nous devrons donc être créatifs pour, d'un côté, préserver le financement de la création, qui fait partie de notre exception culturelle et, de l'autre côté, faire en sorte que l'économie numérique continue à se développer. L'équilibre à trouver est très subtil", avait-elle expliqué aux Echos.

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#2

Je me demande si je pourrais pas écrire au gouvernement pour qu’ils pètent deux ou trois décrets qui me gênent également.

En tout cas qu’est ce qu’elle reçoit comme courrier en ce moment madame Pellerin, le lobby des auteurs est particulièrement actif ces temps-ci.


#3

Je pensais que cette obligation légale qui tord le bras au producteur de film était un truc archaïc pour protéger les salles de cinémas, mais en fait, c’est pour protéger la rente de canal+. Finalement, c’est pire.:huh:


#4

Aucune loi ne devrait s'occuper de la chose:

Ca devrait être uniquement un choix de l'auteur de diffuser quand et comment il veut son œuvre, exactement comme n'importe quel commerçant peut choisir son moyen de distribution.


#5

Ca l'est un peu, si le film fait un flop en salle, il est rapidement disponibles sur d'autres médias:(


#6

Un choix de l’auteur ou du producteur.
Il est clair que si Canal finance un film, il n’acceptera pas une diffusion qui pourrait le léser.
Maintenant, si ça ne gène personne pourquoi l’empêcher par décret. Autant laisser les trucs se gérer tout seul, comme ça se fait dans d’autres pays.


#7

Au temps de l’immédiateté avec les réseaux, la chronologie des médias est un anachronisme.


#8

Au delà de ça, ils ont du mal à comprendre qu'aller voir un film projeté sur un écran de 20 metres avec un son THX ce n'est pas la même chose que voir le même film sur une tablette en stéréo...
L'un ne fait absolument pas concurrence à l'autre et ils sont tout à fait complémentaires et non restrictifs.

Mais sinon tu as complétement raison : la chronologie des médias (spécialité franco-française, faut-il le rappeler) est has been. A l'origine fait pour éviter les baisses de fréquentations en salle fin des années 80, cela n'avait rien à voir avec les auteurs/ayants-droits.
Mais ça a bien fonctionné. Je me suis amusé à faire un petit graph de comparaison sur les entrées en salles de plusieurs pays européens (source wiki), c'est assez démonstratif :


#9

En fait le graphe montre plutôt que ça n’a pas fonctionné, vu que la courbe française est similaire à celles des autres pays n’ayant pas de chronologie imposée. C’est plutôt la preuve que ce système légalement rigide n’a que peu d’influence sur les entrées en salles.


#10

Ca devrait être uniquement un choix de l'auteur de diffuser quand et comment il veut son œuvre, exactement comme n'importe quel commerçant peut choisir son moyen de distribution.

Justement pas:

Contrairement à n'importe quel commerçant, une fois l'oeuvre diffusée, on peux considérer que TOUS ceux qui la veulent, l'ont , que ce soit légalement ou pas. Dès cet instant, ce que tu dis n'existe plus: L'auteur ne choisi plus son moyen de distribution, comme il ne choisi pas la taille de l'écran que tu utilises pour en profiter (*) ni le lieu(**) ou l'heure (***) .

C'est l'un des principes d'internet, et , à mon avis, l'une des plus belles avancés sociétale de l'humanité (plus de contrôle d'un tiers sur ce que tu choisis de regarder).

Effectivement, ça implique de gros changement en terme de financement, voire même des remise en cause de paradigme (lesquels ne sont pas si vieux d'ailleurs) , et on a plutôt désespérément besoin de discussions, d'accords & de nouveaux modèles dans le financement des oeuvres plutôt que dans le contrôle de la distribution, qui est à mon sens un problème réglé par les internautes eux-même.

(*) : Cinéma uniquement ? VOD "opérateur" donc box ? écran de 4.3'' sur téléphone ?
(**) : en VOD "opérateur" : Uniquement chez toi, pas en déplacement par exemple.
(***) : Films interdits aux moins de NN ans - ça n'a plus de sens lorsque tu a d/L le film... :slight_smile:


#11

On ne prend pas en compte la mécanique usine a gaz du financement ou on a fini par rendre tout ce petit monde interdépendant les uns des autres au lui de garantir l’indépendance de chaque acteur de la chaine de production/distribution/exploitation d’un film.

A chaque foi on a ajouté une couche et enfermé le nouvel arrivent.

Résultat pour certains c’est une rente de situation, pour d’autres une ponction voir une sorte de punition et pour quelques uns une tombe.

L’idée était louable (soutenir le film francais a ce titre le graph plus haut ne donne pas les chiffres QUE pour le film francais) mais c’est la méthode qui a merdée.


#12

Merde, de là a imaginer qu’on fait dire ce que l’on veut aux chiffres ;)


#13

Je parlais bien sur de la première diffusion.

Une fois diffusé, celui qui l'a reçu devrait bien entant libre de le rediffuser comme il l'entend (principe de la revente, droit du vendeur qui s'épuise à la première vente, donc l'auteur qui peut uniquement choisir son moyen de diffusion, mais pas ceux à qui il le vend)


#14

:p et aux graphes ^^


#15

Je parlais bien sur de la première diffusion.

OK

Une fois diffusé, celui qui l'a reçu devrait bien entant libre de le rediffuser comme il l'entend (principe de la revente, droit du vendeur qui s'épuise à la première vente, donc l'auteur qui peut uniquement choisir son moyen de diffusion, mais pas ceux à qui il le vend)

OK, même si je suis pas sûr que le terme "vendre" soit pertinent ici.


#16

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