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Pourquoi Elon Musk est accusé d'outrage au tribunal pour un simple tweet

Elon Musk risque d'avoir des ennuis judiciaires : il est accusé de ne pas respecter un accord avec le gendarme boursier.

À cause d'un simple message publié sur Twitter, Elon Musk s'expose aujourd'hui à de gros ennuis. Le 25 février, le gendarme boursier américain (Securities and Exchange Commission, SEC) a en effet saisi la justice pour déclarer le patron de Tesla coupable d'outrage au tribunal, parce que l'intéressé a commenté les activités du constructeur automobile sans obtenir préalablement l'autorisation de le faire.

Tout a commencé le 20 février, lorsque Elon Musk a déclaré sur le réseau social que « Tesla ne produisait aucune voiture en 2011, mais en construira environ 500 000 en 2019 ». il ajoutait « qu'il s'agit d'un taux de production annualisé à fin 2019, probablement autour de 500 000, soit 10 000 voitures par semaine. Les livraisons pour l'année sont encore estimées à environ 400 000 ».

https://twitter.com/elonmusk/status/1098013283372589056

Tweets sous surveillance

Le problème, estime la SEC, c'est qu'Elon Musk n'a pas le droit de publier des informations de ce genre. Comme le pointe The Verge, l'entrepreneur américain est censé demander le feu vert du conseiller juridique de Tesla avant d'envoyer un message pareil, conformément aux consignes qui figurent dans un accord entre la justice et Elon Musk. Or, la SEC a eu la confirmation qu'aucun des avocats de Tesla ne l'avait vérifié.

Ces directives ont été introduites l'année dernière, après un tweet malavisé d'Elon Musk au sujet d'un montage financier visant à faire sortir Tesla de la bourse -- projet qui a été abandonné entretemps. Il s'est avéré que ce plan n'était en fait pas du tout sûr : l'affaire avait conduit la SEC à déposer plainte et le département de la justice à lancer une enquête pénale préliminaire.

Dans ce cadre, Elon Musk a été contraint de laisser son poste de président du conseil d'administration de Tesla (Robyn Denholm lui a succédé), de payer une amende de 20 millions de dollars (tout comme Tesla a dû verser une somme équivalente) et d'obtenir l'approbation juridique de ses équipes lorsque ses tweets sont susceptibles de concerner des informations financières et industrielles sur Tesla.

L'intéressé a toutefois sauvé son poste de directeur général de Tesla.

Musk le provocateur

« M. Musk n'a ni cherché ni obtenu d'approbation pour la publication de ce tweet qui était inexact et a été diffusé auprès de plus de 24 millions de personnes. [...] Par conséquent M. Musk a violé le jugement final en faisant très exactement ce que les termes du jugement devaient empêcher », écrit la SEC dans sa plainte. L'intervention de la SEC a eu son effet en bourse, avec un recul du cours de 4,5 % le 25 février.

Ces derniers mois, les prises de parole d'Elon Musk sur Twitter ont causé des ennuis plus ou moins importantes au constructeur de voitures électriques comme à l'intéressé. Malgré une couverture médiatique ne le mettant pas toujours à son avantage, à cause de saillies pas toujours très réfléchies, l'entrepreneur américain a revendiqué sa liberté de ton, son goût de la provocation et son caractère bien trempé.

Le patron s'en était même pris directement à la SEC, en déclarant haut et fort n'avoir aucun respect pour ses membres. Il avait affirmé dans un long entretien à la presse américaine qu'aucun de ses tweets n'étaient contrôlés au préalable. Pas sûr que ces propos l'avantagent, lorsque le dossier passera devant le tribunal. Et ce n'est sans doute pas une pirouette médiatique qui lui permettra de s'en tirer.