Elon Musk a pris la décision d’indexer sa rémunération sur des indicateurs économiques liés aux performances boursières de Tesla, mais, au regard des chiffres de l’année 2017, le chef d’entreprise va devoir se montrer patient avant de toucher le gros lot, car le constructeur américain vient d’accuser une perte de 2,24 milliards de dollars l’an dernier.

Le chiffre d’affaires record enregistré à l’occasion du quatrième trimestre (3,29 milliards de dollars) et les 102 000 voitures livrées de janvier à décembre (+ 2 % par rapport aux prévisions) n’y ont rien fait.

Tesla pas encore dans les étoiles

En 2016 déjà, Tesla n’avait pas été rentable. Le groupe avait perdu 773 millions de dollars. La firme, malgré un duo d’annonces tonitruantes en fin d’année dernière (le camion Semi et la supercar Roadster), a donc triplé sa perte nette. Pour ainsi dire, Tesla a quasiment autant perdu lors du quatrième trimestre de 2017 (770 millions) que sur toute l’année 2016.

L’entreprise américaine n’était pas davantage rentable en 2015 quand elle perdait 880 millions de dollars. Certes, il y a eu une relative amélioration entre 2015 et 2016, avec des pertes en recul, mais celles-ci se accentuées la période suivante, entre 2016 et 2017. Inutile de trop réfléchir pour désigner le coupable : c’est la Model 3.

Offre la plus accessible au commun des mortels, la Model 3 s’est vendue comme des petits pains depuis que la voiture a été annoncée. Sauf que Tesla rencontre de gros soucis de productions depuis l’été dernier, occasionnant des retards à la livraison et des coûts supplémentaires pour régler les problèmes afin de rectifier le tir le plus vite possible.

Aujourd’hui, le constructeur vise toujours une cadence de 5 000 Model 3 produites par semaine d’ici la fin du premier semestre 2018. Au vu des investissements consentis, on imagine que les choses finiront par aller mieux pour le constructeur américain.