Longtemps engagé auprès des défenseurs d'un son sans perte, Neil Young donne vie à l'ensemble de ses archives personnelles dans un projet géant de streaming -- pour l'instant gratuit.

Depuis ce vendredi 1er décembre et jusqu’au 30 juin, l’artiste canadien Neil Young propose gratuitement ses archives en qualité master à tous les internautes. Au début de l’été, la période de gratuité sera close et commencera alors un service d’abonnement que Young promet à « prix très modeste  ».

Qualité master

Ces archives numérisées seraient les premières de la sorte : au-delà d’une qualité qui est la meilleure possible au format numérique, le site promet aussi un accès à des archives photographiques, des manuscrits ou encore des partitions du génie de la folk. L’accès au site demande une inscription gratuite.

L’archive n’est toutefois pas très claire à la navigation : bien que triés par ordre chronologique, les documents à découvrir en cachent d’autres, voire se superposent. Nous sommes loin des interfaces auxquelles nous ont habitués les plateformes de streaming. Il s’agit peut être du charme de cette expérience qui tente de donner matérialité, et l’idée d’une qualité comparable au support analogique, aux archives de Neil Young.

Sur le plan technologique, cette discothèque introduit les méthodes de compression qui devraient accompagner le lancement de Xstream, le service que le canadien espère sortir en 2018.

Notez que contrairement à ce qui peut être dit ici et là, les archives ne sont pas encore exhaustives. Des ajouts de documents vont progressivement étoffer le catalogue disponible.

Écouter Neil Young, sans compromis

Pour obtenir la qualité audio que Neil Young voudrait que vous ayez chez vous, l’équipe des Archives a rédigé quelques conseils pour votre matériel. Un menu audio setup détaille quelques évidences : une bonne connexion Internet et un processeur récent sont nécessaires.

Mais l’archive ajoute également l’investissement dans un DAC externe : il y est conseillé pour les débutants le très bon Dragonfly de la marque DragonQuest. Pour rappel, ce type de matériel va s’occuper, à la place des composants de votre ordinateur, de la conversion du signal numérique vers un signal analogique. Un meilleur matériel donne, logiquement, de meilleurs résultats. 

Côté écouteurs et enceintes, Neil Young se permet quelques suggestions expliquant utiliser lui-même, pour ses casques, des produits Audeze, Koss, Grado ou encore Sennheiser. Quant aux enceintes, ce sont les traditionnels noms comme PSB, Klipsch et Audio Engine qui sont avancés.

Enfin, n’oubliez pas de vérifier que votre configuration actuelle supporte bien un format sans perte (24 bits / 192 kHz). Rares sont les smartphones à assurer cette compatibilité, en outre, les ordinateurs (Mac et PC) peuvent également s’en dispenser. Certains paramètres de la carte son peuvent aussi interférer avec la conversion. La démarche de Neil Young a donc, au-delà de la générosité pour les fans et historiens de la musique, un intérêt pédagogique évident.

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