Comme si nous n'étions pas suffisamment exposés aux publicités, Intel songe à en diffuser dans l'écosystème des voitures autonomes, au sein desquels les gens devront bien s'occuper.

Peu à peu, l’avenir de la conduite se dessine et il sera révolutionnaire pour une industrie qui a longtemps fait du surplace. Il passera par des intelligences artificielles développées à coup de millions et conçues pour remplacer le conducteur. Au-delà de l’éternelle question de la sécurité, un autre sujet fera beaucoup parler à mesure que l’on se rapprochera de cet horizon de moins en moins lointain : que va-t-on bien pouvoir faire dans une voiture si on n’a plus besoin de la conduire ?

Intel, qui n’entend pas laisser passer le train, a une bonne idée sur la question et vient de signer un partenariat avec Warner Bros. pour développer des «  expériences immersives dans l’habitacle des voitures autonomes  ». Des expériences qui pourraient accueillir des… publicités.

On pourra se prendre pour Batman

Une voiture autonome ne sera plus seulement un véhicule, mais un espace de vie supplémentaire où tout un chacun pourra vaquer à des occupations qu’il peut vivre ailleurs. Exemple : regarder un film avec un degré d’immersion allant au-delà du minuscule et simple écran installé sur les sièges situés à l’avant. Un espace de vie, donc, mais aussi un espace de consommation comme l’explique Brian Krzanich de chez Intel. Le géant compte s’appuyer sur des technologies déjà utilisées aujourd’hui, à savoir la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

«  Par exemple, un fan du superhéros Batman pourra vivre une balade dans les rues de Gotham à bord d’une Batmobile grâce à la réalité augmentée, et cela permettra aussi aux passagers de voir des publicités ou de découvrir d’autres expériences  » souligne l’intéressé.

In fine, toutes ces formes de divertissement seront imaginées pour rassurer les passagers. «  Nous croyons que la technologie qu’apporte Intel au marché n’est pas uniquement pour profiter du voyage — mais aussi pour sauver des vies  » indique Brian Krzanich. Il est vrai que l’on se sent plus fort en se prenant pour Batman. Mais beaucoup moins en étant bombardé de publicités.

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