Mark Zuckerberg a annoncé que l'intelligence artificielle déployée sur Facebook pour prévenir les risques de suicide allait être améliorée. Grâce à la reconnaissance de formes, l'outil pourra identifier d'éventuelles pensées suicidaires exprimées en vidéo ou par écrit.

« Voici un bon usage de l’intelligence artificielle : aider à la prévention du suicide. » Sur sa page Facebook, Mark Zuckerberg a fait connaître le 27 novembre 2017 son intention d’utiliser l’IA pour identifier d’éventuelles idées suicidaires exprimées par des usagers du réseau social.

« À compter d’aujourd’hui, nous améliorons nos outils d’intelligence artificielle pour identifier [le moment où une] personne exprime des pensées sur le suicide sur Facebook afin de pouvoir l’aider rapidement », indique le créateur du réseau social aux deux milliards d’utilisateurs.

Identifier les « pensées sur le suicide » exprimées sur Facebook

Évoquant « la peur selon laquelle l’IA pourrait être nuisible dans le futur » — un point de vue notamment défendu par Elon Musk, avec lequel Mark Zuckerberg n’est pas d’accord — le CEO de Facebook préfère souligner le potentiel de l’IA pour identifier de potentiels risques de suicide chez les membres de sa plateforme.

En mars 2017, le réseau social avait déjà annoncé qu’une intelligence artificielle serait déployée aux Etats-Unis pour repérer les messages jugés inquiétants.

L’Union européenne exclue

Facebook précise que son intelligence artificielle utilisera de nouveaux outils pour repérer de manière plus efficace des pensées suicidaires exprimées par ses membres. Parmi les changements apportés, le réseau social explique que la reconnaissance de formes sera utilisée pour détecter, dans des publications ou des vidéos en direct, si de telles pensées sont exprimées.

Le réseau social ajoute que le processus permettant d’identifier quelles sont les personnes qui doivent intervenir sera également amélioré.

Surtout, Facebook a fait savoir que le déploiement de cette IA dépasserait désormais les frontières des États-Unis. Seule l’Union européenne reste en dehors de cette fonctionnalité : tout comme la technologie de reconnaissance faciale, cette IA suppose en effet un traitement automatisé des données personnelles, strictement encadré par le règlement communautaire de protection des données personnelles.

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