Des airbags fournis par Takata à Honda se sont avérés défectueux. Depuis les premiers rappels du constructeur japonais, tous les véhicules commercialisés n'ont pas été vérifiés. Honda passe désormais par Facebook pour identifier les clients concernés.

Il y a trois ans, l’agence américaine de la sécurité routière s’est emparé du dossier Takata, mettant en lumière la conception inadéquate des airbags fournis par l’équipementier japonais. Parmi les clients de l’entreprise, le constructeur Honda occupe une place importante ; la marque a lancé un rappel des véhicules concernés, évoquant un « risque de sécurité très élevé » lié à ces airbags défectueux.

Bien que l’affaire date de plusieurs années, tous les véhicules du constructeur n’ont pas encore été réparés. Afin de retrouver les propriétaires des modèles restants, Honda a décidé de passer par l’intermédiaire de Facebook, espérant les joindre plus aisément via le réseau social aux deux milliards d’utilisateurs.

Le 20 novembre 2017, Honda a fait connaître cette initiative, visant à réparer les millions de véhicules restants et qui ont été vendus sur le territoire des États-Unis.

2017 Honda Civic Sedan

Un message personnalisé

« Pour joindre les propriétaires spécifiques des véhicules concernés, les adresses e-mail chiffrées associées aux numéros VIN [ndlr : vehicle identification number, c’est-à-dire le numéro de série du véhicule] des véhicules rappelés sont mises en lien avec les identifiants des utilisateurs de Facebook, a précisé Honda. Lorsqu’un client se connecte à Facebook, il reçoit un message personnalisé contenant un message d’intérêt général dans son fil d’actualités Facebook. »

Le constructeur automobile diffuse également une vidéo ciblant sa clientèle américaine, et invitant les personnes concernées à faire vérifier et réparer leur véhicule.

« Une pression interne excessive »

Sur la version française du site d’Honda, le constructeur détaille le danger représenté par les airbags incriminés : « En cas d’impact avec déploiement de l’airbag, le déclenchement de celui-ci peut générer une pression interne excessive. Cela peut entraîner la rupture du corps métallique du gonfleur, accompagnée de projections de fragments de métal à travers l’airbag et dans le véhicule. Ce problème pourrait provoquer des blessures graves ou mortelles. »

Vous pouvez vérifier si votre véhicule est concerné par un rappel en saisissant son numéro d’identification sur le site du constructeur.

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