Andy Signore, l'animateur vedette de Screen Junkies - la chaîne YouTube aux célèbres « Honest Trailers » - vient d'être licencié à la suite d'accusations de harcèlement sexuel. Plusieurs femmes ont pris la parole en ligne, témoignant avoir subi des agressions de la part du réalisateur.

Accusé publiquement par plusieurs femmes de harcèlement sexuel, le réalisateur Andy Signore vient d’être démis de ses fonctions au sein de Defy Media. L’entreprise américaine, célèbre pour ses contenus numériques destinés aux 12-34 ans, édite notamment le webzine et la chaîne YouTube Screen Junkies, connue pour ses « Honest Trailers » — des parodies de bandes-annonces, pointant les incohérences, fausses promesses et erreurs des œuvres du septième art.

Présent à la réalisation des Honest Trailers depuis leur création en 2012, Andy Signore a été licencié de l’entreprise le 8 octobre 2017 en raison d’une série de témoignages — cinq au total — le mettant en cause pour du harcèlement à caractère sexuel.

Les ressources humaines alertées en vain

Dans un tweet publié sur son compte le 6 octobre 2017, l’une des victimes, April Dawn, raconte ainsi avoir informé le département des ressources humaines de Screen Junkies qu’Andy Signore avait tenté de l’ « agresser sexuellement à de multiples occasions. » Elle précise que les ressources humaines ne l’ont « pas prise au sérieux » et que le réalisateur a également visé le compagnon de la jeune femme, salarié de la même entreprise. Andy Signore l’aurait notamment menacé de lui faire perdre son emploi si April venait à parler.

April Dawn poursuit, évoquant explicitement les agressions qu’elle indique avoir subi. Elle ajoute que le réalisateur lui a promis un poste au sein de Screen Junkies en échange de « faveurs sexuelles. »

Les accusations d’April Dawn ne sont pas restées isolées. Emma Bowers, une ancienne stagiaire de Screen Junkies, a également déclaré sur Twitter qu’Andy Signore l’avait agressée sexuellement — en lui proposant de se masturber devant elle. Répondant à la publication d’Emma Bowers, Devin Murphy précise également avoir fait l’objet d’un harcèlement sexuel de la part du réalisateur.

Defy Media mène « une enquête approfondie »

La société Defy Media a publié un communiqué dans lequel elle exprime appliquer une tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement. « Nous avons mené une enquête approfondie sur les allégations portées contre Andy Signore et nous nous préparons à prendre les mesures qui s’imposent. Compte tenu des déclarations supplémentaires qui ont été faites [vendredi], nous estimons qu’il est nécessaire de suspendre Andy de son emploi tant que que nous continuons notre enquête », précise ce communiqué cité par Variety.

De son côté, Andy Signore se refuse pour l’instant à tout commentaire au sujet de cette affaire.

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