Pour sensibiliser les conducteurs aux risques de la déshydratation, Nissan a développé un prototype de siège et de volant. Surmonté d'un textile intelligent, créé par l'entreprise néerlandaise Droog, le dispositif change de couleur lorsque son occupant doit s'hydrater.

Nissan semble particulièrement soucieux de s’assurer que les conducteurs de ses véhicules sont bien dans de bonnes conditions lorsqu’ils prennent le volant. Après avoir misé sur une cage de Faraday pour éviter la distraction causée par le smartphone, le constructeur automobile s’inquiète à l’idée que ses clients ne s’hydratent pas suffisamment.

Afin d’inciter les conducteurs à boire de l’eau, l’entreprise a mis au point un prototype de siège et de volant qui changent de couleur lorsque leur utilisateur se déshydrate.

Nissan

Pour réaliser ce prototype, Nissan s’est associé à une entreprise néerlandaise, Droog, spécialisée dans le design conceptuel. C’est elle qui a fourni le textile du siège et du volant, une technologie qu’elle utilise habituellement pour produire des vêtements de sport qui aident à prévenir la déshydratation des athlètes.

C’est jaune ? Servez-vous un verre (d’eau)

Si vous vous installez sur le siège de Nissan, que vous posez vos mains sur le volant, et que l’ensemble du dispositif devient jaune, c’est qu’il est temps de faire un petit tour du côté de la fontaine à eau. Au contraire, si vous êtes suffisamment hydraté, le siège et le volant prendront une couleur bleue.

Si les dangers de la conduite en état d’ivresse sont connus, Nissan regrette que ceux de la déshydratation le soient beaucoup moins. Pourtant, fait observer le constructeur, de rares études ont souligné que le fait de boire suffisamment améliorait la conduite — en réduisant les temps de réaction, notamment.

La déshydratation allongerait les temps de réaction

Pour l’instant, Nissan ne prévoit pas d’intégrer ce siège et ce volant dans ses véhicules. Si l’initiative peut faire sourir  — les dangers de la déshydratation au volants, aussi sérieux soient-ils, seront probablement moins graves que ceux de l’alcoolémie –, elle a néanmoins le mérite de rappeler que conduire est une activité à part entière, et que la bonne santé du conducteur n’est pas un paramètre anodin.

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