En concertation avec le Financial Times et le New York Times, Google a choisi de lancer de nouveaux outils pour soutenir la presse payante. L'entreprise met fin au système du premier clic gratuit, et entend faciliter le processus d'abonnement.

Début juillet 2017, Google a choisi de financer une agence de presse britannique afin de créer une rédaction assistée par l’intelligence artificielle. À cette occasion, l’entreprise s’était défendue d’avoir l’intention, par ce procédé, de remplacer les journalistes humains.

Si vous doutiez de la bonne foi de l’entreprise de Mountain View, sachez que celle-ci vient de réitérer ses bonnes intentions à l’égard du secteur de la presse. Dans une publication de blog datée du 2 octobre 2017, Richard Gingras, le vice-président News de Google, annonce la mise en place de nouveaux outils destinés aux éditeurs de la presse payante.

La fin du « premier clic gratuit »

Google fait ainsi le choix d’en finir avec le système du « premier clic gratuit au profit d’un modèle de choix des extraits flexibles. » En vertu de cette précédente politique, les éditeurs avaient en effet l’obligation d’offrir au minimum trois articles gratuits par jour aux internautes passés par la recherche Google ou par Google News, avant d’afficher un paywall.

En collaboration avec le Financial Times et le New York Times — qui recourt par ailleurs aux services de Google pour modérer ses commentaires — l’entreprise a conclu à la nécessité de laisser les éditeurs choisir de proposer ou non des articles gratuits à leurs visiteurs.

Google a d’autres projets pour le journalisme payant. « À plus long terme, nous sommes en train de créer une suite de produits et de services visant à aider les éditeurs de presse à toucher de nouvelles audiences, à générer des abonnements et à augmenter leurs revenus », poursuit Richard Gingras.

« Des services pour aider les éditeurs de presse à toucher de nouvelles audiences »

Google entend ainsi faciliter le processus par lequel les lecteurs peuvent s’abonner à des médias payants. « Nous tirons parti de notre identité et de nos technologies de paiement pour aider les utilisateurs à s’inscrire sur le site Web d’un journal d’un simple clic et à accéder au contenu partout, de manière transparente, que ce soit sur le site ou l’application mobile de l’éditeur ou sur Google Play Kiosque, la recherche Google ou Google Actualités  », poursuit le représentant de Google.

Enfin, l’entreprise annonce qu’elle se penchera sur les applications que ses technologies d’apprentissage automatique pourraient trouver auprès des éditeurs, notamment pour présenter des informations pertinentes en fonction des lecteurs.

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