Startup créée en 2012, Wandercraft est l'un des leaders mondiaux en matière d'exosquelettes autonomes, ces appareils qui pourraient permettre aux personnes handicapées de pouvoir marcher de nouveau. Une levée de fonds de 15 millions d'euros vient d'être réalisée pour aider au développement de cette technologie prometteuse.

Parmi les 12 millions de personnes en situation de handicap en France, selon l’Insee, on en dénombre entre 250 000 et 350 000 qui utilisent un fauteuil roulant pour se déplacer. Si l’accès à certains services ou la circulation dans la rue en ville s’avère encore plus que problématique, il est légitime de se demander s’il n’existe pas une solution pour remplacer ces fauteuils par une autre technologie, plus avancée.

Les exosquelettes pourraient bien être cette solution : c’est en tout cas celle choisie par Wandercraft, une startup française créée en 2012 et d’ores et déjà leader mondial des exosquelettes autonomes.

Wandercraft vient tout juste de lever 15 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs afin d’obtenir les certifications nécessaires et de pouvoir entrer sur le marché mondial des centres de soins et développer le modèle « solo » de cette technologie.

Vu de côté et de face de l’exosquelette © Wandercraft

Permettre de remarcher naturellement

L’objectif des exosquelettes est clair : il s’agit de « redonner la marche aux gens qui ne marchent plus. » Simple. La technologie, par contre, l’est beaucoup moins. Développé par une équipe de près de 30 experts en robotique — parmi lesquels 3 doctorants ou encore quelques diplômés de Polytechnique —, cet appareil utilise des algorithmes de robotique dynamique et un système avec 6 moteurs et 12 articulations robotisées afin de reproduire une marche naturelle.

L’idée est de pouvoir mettre la personne et son exosquelette en déséquilibre, pour ensuite la récupérer via la dynamique des mouvements. Un fonctionnement complexe, nécessitant ainsi le traitement de près de 30 000 informations par seconde gérées par des calculateurs ultrarapides incorporés.

© Wandercraft

Ces exosquelettes sont actuellement testés en clinique, mais pourraient arriver dans les centres de soins européens et mondiaux d’ici l’année prochaine. Pour l’instant, la technologie est réservée aux utilisateurs de fauteuil roulant ayant un bon contrôle de leur buste. Mais de futurs tests sont d’ores et déjà prévus pour les pathologies neuromusculaires et les hémiplégies. La version « solo » de l’exosquelette n’a, elle, pas encore de date annoncée en guise d’objectif de développement.

Mais cette levée de fonds de 15 millions d’euros devrait accélérer le projet de Wandercraft. On a pu observer des projets similaires, comme celui de Ekso Bionics, mais aussi d’autres exosquelettes, à l’instar ceux utilisés par les employés de la chaîne de distribution Lowe, aux USA.

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