Un an après la mise en service de son premier prototype à Pittsburgh, Uber a parcouru le million de miles symbolique avec ses véhicules autonomes. L'entreprise de VTC se réjouit de cet accomplissement, alors que se livre en parallèle une bataille juridique avec Google.

Il y a désormais un an, Uber s’engageait dans la course aux véhicules autonomes en ouvrant une série de tests autour de son prototype initial à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Depuis, l’entreprise de VTC a étendu son programme à de nouvelles zones géographiques, comme Tempe (Arizona) ou San Francisco (Californie).

À ce jour, les voitures autonomes lancées sur les routes par Uber ont désormais accumulé 1 million de miles au compteur — l’équivalent de 1,6 million de kilomètres. Cette distance inclut les tests et voyages réalisés avec des passagers à bord des véhicules développés par Uber Advanced Technologies Group.

30 000 voyages complets

Au cours de l’année écoulée, les voitures autonomes d’Uber ont mené à leur terme 30 000 voyages dans lesquels se trouvaient des passagers, dans les villes de Pittsburgh et Tempe. Fin 2016, la startup a également réussi sa première livraison avec un camion autonome, sous l’égide de sa filiale Otto.

CC Dilu

« Nous sommes fiers des progrès que nous avons réalisés depuis seulement un an, après avoir lancé notre premier véhicule autonome pilote à Pittsburgh », a déclaré Uber dans un communiqué le 13 septembre 2017.

Nous sommes fiers des progrès réalisés

Malgré ces chiffres encourageants, le parcours d’Uber dans le monde des véhicules autonomes est loin d’être un long fleuve tranquille. L’entreprise est visée par une plainte pour vol de de technologie de la part de Waymo depuis février 2017. Uber, qui espérait encore récemment pouvoir miser sur un arbitrage privé pour éviter de médiatiser l’affaire, devra finalement affronter Waymo devant un tribunal.

Depuis le lancement de son programme consacré aux véhicules autonomes, Uber a également connu un vent de changement dans ses rangs avec la démission, sur fond de scandales et affaires de sexisme, de son CEO Travis Kalanick.

Tout comme les êtres humains, les véhicules autonomes auront probablement besoin, dans un futur proche, de savoir prendre des décisions éthiques. Reste à savoir si Uber saura lui-même redorer son image et s’imposer comme une entreprise incontournable dans l’industrie de la voiture autonome de demain.

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