Afin de respecter la législation londonienne sur les émissions des véhicules de location privés, Uber va augmenter ses prix. Cette hausse doit servir à renouveler la flotte des VTC en circulation à Londres. Ils devront tous être électriques en 2025.

Dire qu’Uber n’est pas une startup modèle est un doux euphémisme. Visée par une enquête de la justice américaine dans le cadre d’une affaire de corruption, l’entreprise a également vu partir une partie de sa clientèle, qui n’a semble-t-il pas apprécié l’épisode #DeleteUber. Embourbée pendant des mois dans une crise, l’entreprise de VTC s’est séparée de son ancien PDG Travis Kalanick avec l’intention affichée de se racheter une conduite.

Pour redorer son image auprès du grand public, la startup pionnière de l’ubérisation semble miser sur un nouveau volet : l’environnement. De l’autre côté de la Manche, à Londres, Uber vient en effet d’annoncer poursuivre un objectif : faire passer l’intégralité de sa flotte de véhicules à l’électrique d’ici 2025. À plus court terme, Uber considère déjà que tous les véhicules de son service UberX — le moins onéreux — devront rouler grâce à l’électrique à l’horizon 2019.

Uber se met en conformité avec la loi

En réalité, cette décision prise par Uber s’inscrit dans un contexte particulier. Transport for London, l’organisme responsable des transports en commun dans la capitale britannique, a adopté à la fin de l’année 2015 une législation qui prévoit que tous les véhicules de location privés circulant à Londres ne doivent plus émettre de CO2 en 2020.

Uber

Pour parvenir à l’objectif annoncé, Uber a également mentionné que de nouveaux fonds seraient désormais utilisés pour aider les conducteurs à améliorer leur véhicule — en passant à un modèle hybride ou totalement électrique. Au total, Uber pourrait dépenser jusqu’à 150 millions de livres sterling pour devenir un peu plus vert et se mettre en conformité avec les futures règles en vigueur à Londres.

£150 millions : qui va payer ?

Évidemment, le récent engouement écolo de la startup ne sera pas sans conséquence sur sa clientèle. Pour payer une telle somme, Uber a choisi d’augmenter le prix de chaque trajet effectué dans la capitale, à hauteur de 35 pence supplémentaires.

Le nouvel esprit green de la startup s’explique donc moins par un engagement écologique soudain que par une nécessité de se conformer à la loi, et ce d’autant plus que la transition sera payée par les clients du service.

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