Une nouvelle couleur et un drone moins bruyant à présenter : c'est clair, DJI trouve sa position de leader un poil trop confortable.

Bougez-vous ! C’est un peu l’injonction qu’on aimerait faire aux constructeurs de drones grand public en sortant de la brève conférence de presse organisée par DJI sur son stand. Le constructeur chinois est passé maître, en quelques années, dans l’art de concevoir des drones grand public et professionnels qui surclassent sans mal le marché. On s’émerveillait de la stabilisation des drones Parrot il y a quelques années ; DJI a aujourd’hui une technologie tellement bonne qu’il l’a déclinée sur un pied stabilisé pour smartphone qui est aussi devenu une référence. Bref, année après année, DJI creuse son avance.

Aujourd’hui, le constructeur a montré deux déclinaisons de ses drones les plus onéreux — et les plus impressionnants — : le DJI Mavic Pro et le DJI Phantom 4.  Le premier obtient une mise à jour légère avec une édition nommée Platinum. Ce Mavic Pro Platinum garde son côté compact, mais parvient à augmenter son temps de vol sur batterie à 30 minutes, grâce à une optimisation des moteurs. Dans le même temps, les hélices font 60 % de bruit en moins (soit 4 db de moins). En pratique, la différence est assez flagrante. Le Mavic Pro Platinum sera commercialisé à partir de 1299 €.

De son côté, le Phantom 4, fer-de-lance de la marque à la frontière entre le grand public et les professionnels obtient une édition Pro Obsidian, toute de noir vêtue. D’après DJI, cette nouvelle couleur était demandée par les professionnels de la photographie pour faire « plus pro ». Soit. C’est stylé, c’est tout ce qui compte. Le pied de la caméra est en magnésium et a été traité de manière à ce que vous ne laissiez pas de traces de doigt dessus. Le Phantom 4 Pro Obsidian offre toujours un capteur CMOS de 1 pouce capable de prendre des vidéos en 4K à 60 images par seconde. Le Phantom 4 Pro Obsidian est vendu à partir de 1 699 €.

Ces nouveautés sont bienvenues mais somme toute plutôt mineures. On a l’impression que le constructeur, qui contrôle 70 % du marché dans lequel il officie commence à s’ennuyer de voir une concurrence si loin derrière lui.

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