Il suffit de quelques jours d'exploitation en salle pour qu'un film se retrouve en version filmée et en qualité médiocre sur la toile. Un piratage que les studios et producteurs aimeraient pouvoir bloquer, essayant différentes méthodes. Une nouvelle vient d'être imaginé par Philips, qui vient de déposer un brevet sur le sujet.

Le piratage des films est un enjeu de longue date pour l’industrie cinématographique, et elle n’est pas prête à abandonner le combat malgré l’impossibilité de mettre un point final à ce phénomène.

Concernant les spectateurs filmant directement les grands écrans, ce qu’on appelle le « camcording », c’est-à-dire un enregistrement pirate d’un film diffusé en salle, studios et producteurs ont essayé diverses approches pour les contrecarrer, que ce soit avec des watermarks — ajoutant des informations de copyright sur l’image et parfois au son —, soit avec des lunettes de vision nocturne afin de surveiller les actions du public.

Mais aucune de ces défenses ne fonctionne réellement sur le long terme, et il suffit de quelques jours après une sortie en salles pour qu’un film se retrouve sur la toile. La société hollandaise Philips souhaite s’attaquer au problème avec une nouvelle technologie, dont le brevet a été déposé il y a quelques mois. Il s’agit d’une technologie d’éclairage ambiant qui entraverait les enregistrements pirates.

Empêcher les enregistrements tout en ajoutant une ambiance dans la salle

L’idée est d’éclairer les spectateurs avec des ampoules ambilight sur les côtés de la salle, avec une fréquence particulière ayant pour but de dégrader l’image des enregistrements, rendus inexploitables. Inspirée par la technologie déjà existante sur les téléviseurs Phillips, et qui offre ainsi une ambiance lumineuse en accord avec ce qui est diffusé sur l’écran, ce nouveau concept reproduirait peu ou prou l’effet à l’échelle d’un cinéma.

« La solution proposée ici est de faire briller une lumière d’une source additionnelle, avec une fréquence prédéterminée, autour de l’écran de cinéma pendant que le film tourne,  » explique le brevet du 2 mai 2017. « Lorsque la fréquence est bien choisie, une caméra ne pourra filmer convenablement le contenu, car la source de lumière n’est plus synchronisée avec la caméra, ce qui entraîne des rayures dans le contenu du film. »

Au-delà de la lutte contre le piratage, cette technologie entend apporter quelque chose en plus à l’expérience du film en salle. Reste à voir si elle sera un jour appliquée par les salles…

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