À la suite d'une action en justice ayant eu lieu en Allemagne, Microsoft affirme qu'il ne forcera plus le téléchargement de fichiers d'installation pour ses futurs systèmes d'exploitation.

Lorsque Microsoft a donné accès à Windows 10 en 2015, le géant des logiciels a opté pour une stratégie de déploiement invasive : afin de faire rapidement oublier l’échec de Windows 8 et de montrer l’attente supposée du public pour son nouveau système d’exploitation, l’éditeur américain a fait le choix de télécharger discrètement l’OS sur les ordinateurs et de provoquer l’installation sur certains postes.

Une pluie de critiques s’était alors abattue sur Microsoft quand a été découvert le pot aux roses, forçant la firme de Redmond à reconnaître publiquement que l’installation forcée de Windows 10 sur certains ordinateurs était une erreur, causée d’après elle par une option qui était cochée par défaut dans l’OS. Depuis, le groupe a convenu de lâcher un peu de lest sur la façon de pousser la mise à jour.

CC Steve Tolcher

Il faut rappeler que la société avait choisi d’avoir une interprétation très personnelle des actions de ses clients ayant Windows 7 ou Windows 8 (ce sont les deux systèmes d’exploitation du groupe qui étaient éligibles pour une mise à jour gratuite vers l’OS). Ainsi, la société présumait que vous lisiez toutes les fenêtres que vous fermez et que, ce faisant, vous en acceptiez le contenu.

Une action en Allemagne

Deux ans après la sortie de Windows 10, Microsoft va plus loin dans la révision de ses pratiques. Selon le site Beta News, la société a accepté de ne plus procéder au téléchargement des fichiers d’installation de tout nouveau système d’exploitation sur le disque dur d’un ordinateur d’un particulier sans avoir préalablement obtenu son consentement.

Ce revirement de politique n’est en aucune façon une prise d’initiative de Microsoft : il s’agissait pour le groupe américain de mettre un terme à une dispute judiciaire avec une organisation allemande sise à Bade-Würtenberg et spécialisée dans la défense des droits des consommateurs. Pour nos confrères, la décision de Microsoft est susceptible de satisfaire la justice et de faire tache d’huile dans le reste du monde.

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