Infiniti, filiale premium du constructeur Nissan, a dévoilé une voiture électrique qui ne ressemble pas... à une voiture électrique.

Les voitures électriques ont cette fâcheuse tendance à ne pas briller par leur discrétion. Pas seulement parce qu’elles sont silencieuses (un paradoxe au passage) mais bel et bien à cause de leur look résolument futuriste. Ainsi, la ZOÉ de Renault fait penser à une Clio tout droit sortie du film Le Cinquième Élément, la BMW i3 a piqué les néons bleus de Tron, la Nissan Leaf ne ressemble pas à grand-chose (donc pas à une voiture) tandis qu’on repère les modèles de chez Tesla de loin (sans doute parce qu’elles font saliver, à dire vrai). Même les Formule E n’ont, aérodynamiquement, rien à voir avec les Formule 1. Et c’est en prenant ce contrepied en matière de design qu’Infiniti, filiale haut de gamme de Nissan, a développé la Prototype 9.

La voiture électrique du passé

Présentée à l’occasion de du Pebble Beach Concours d’Elegance, la Prototype 9 est ni plus ni moins qu’un hommage aux voitures de course des années 40, des monoplaces longilignes sans toit et dotées de roues très fines. Ce n’était à la base qu’une simple idée balancée comme ça, en dehors des heures de travail, avant de devenir un prototype qui pourrait donner le la aux futurs voitures électriques, à savoir des véhicules avec une silhouette standard et/ou old-school. Comme cette Prototype 9 aux lignes simples et racées d’antan.

«  Prototype 9 est la célébration du talent artistique et de l’ingéniosité qui existent dans notre entreprise   » note, fièrement, Alfonso Albaisa, senior vice-président du département Global Design. Avec sa batterie lithium-ion de 120 kW (soit 148 chevaux) et son moteur maison, le bolide atteint le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes seulement (c’est légèrement plus rapide qu’une Tesla Model 3 qui avale cette vitesse en 5,6 secondes) et peut monter jusqu’à 170 km/h. Seul bémol ? Elle ne revendique que 20 minutes d’autonomie lors d’une utilisation sur circuit.

«  Bien que l’essence de l’Infiniti Prototype 9  soit orientée vers le passé, elle fonctionne avec une transmission électrique nouvelle génération tournée vers le futur   » ajoute Roland Krueger, le président. Pour sûr, on ne verra jamais ce modèle un peu particulier sur nos routes. Mais son existence a au moins le mérite de prouver qu’il est possible de donner naissance à des véhicules électriques avec un autre visage que ceux que nous connaissons actuellement. Autant dire que les hipsters peuvent déjà rêver d’une Fiat 500 ou d’une Volkswagen New Beetle 100 % électrique.

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