Pour la deuxième année consécutive, des spécialistes chinois en sécurité informatique travaillant pour le géant du web Tencent sont parvenus à pirater une voiture électrique de Tesla. Après la Model S en 2016, ils ont cette fois accompli leur prouesse sur une Model X, vidéo à l’appui.

Une fois infiltrée dans le véhicule grâce à un malware déployé sur le navigateur de la Model X, l’équipe a réussi à activer les freins du véhicule à distance, à ouvrir et fermer le coffre et les portières, mais aussi à enclencher ses phares et sa sono simultanément. Le tout depuis une connexion Wi-Fi ou mobile.

La priorité de Tesla est d’éviter le piratage de ses voitures

L’équipe dirigée par Samuel Lv précise que l’opération est complexe, et que Tesla ne représente pas une cible notoirement plus facile à pirater. Loin de condamner un tel piratage, Tesla s’est au contraire félicité d’en avoir été informé par les chercheurs dès le mois de juin : le constructeur s’est empressé de corriger la faille dans la foulée.

L’an passé, le laboratoire de sécurité Keen de Tencent avait déjà activé à distance les freins d’une Tesla Model S. À l’époque, Tesla avait également réagi en améliorant considérablement son système de sécurité.

Le 18 juillet dernier, Elon Musk indiquait par ailleurs que la priorité de son entreprise était d’éviter le piratage de son parc de véhicules alors que le vol de deux Model S en Allemagne survenu en 2016 vient peut-être de trouver une explication.