Plus de 22 000 utilisateurs ont été piégés par Purple, une entreprise britannique qui propose des hotspots Wi-Fi gratuits. lls ont en effet accepté des conditions générales d'utilisation absurdes sans les lire pour pouvoir utiliser le Wi-Fi... Une démonstration qui visait à sensibiliser le public à l'importance de lire ces règles.

Pendant deux semaines, l’entreprise britannique Purple, qui propose des hotspots Wi-Fi gratuits, a poursuivi un objectif singulier : démontrer à quel point les conditions générales d’utilisation (ou CGU) ne sont pas lues par la grande majorité des utilisateurs. Pour ce faire, Purple a inclus une « clause de travaux d’intérêt généraux » aux CGU des ses hotspots Wi-Fi.

Nettoyer les parcs des excréments d’animaux, récurer les toilettes mobiles dans un festival ou encore gratter les chewing-gums collés au sol : voilà quelques-unes des conditions d’utilisation acceptées sans le savoir par les utilisateurs des hotspots Purple qui ont validé ce texte sans le lire. Au total, plus de 22 000 personnes ont été piégées, ce qui représenterait en cumulé plus de 1 000 heures de travail ingrat.

Si Purple avait inclus une récompense pour les utilisateurs qui ont réussi à repérer la clause, seule une personne l’a réclamée, ce qui représente 0,000045 % du total des utilisateurs. Cette campagne de sensibilisation avait pour but de montrer aux utilisateurs à l’importance de toujours lire les CGU, et ce malgré leur longueur à l’effet généralement dissuasif.

« Les utilisateurs doivent lire les CGU avant de les signer »

Selon Gavin Wheeldon, PDG de Purple, « les utilisateurs du Wi-Fi doivent lire les termes avant de les signer pour accéder au réseau : ce qu’ils autorisent, quelles sont les données qu’ils partagent, et quelle licence ils donnent aux fournisseurs. Notre expérience montre qu’il est très facile de cocher une case et d’accepter quelque chose d’injuste  ».

L’expérience n’est pas la première du genre : des universitaires américains avaient déjà démontré que les utilisateurs étaient prêts à accepter n’importe quoi dans les CGU, à défaut de les lire en détail.

Depuis ce « piège », Purple a annoncé avoir simplifié ses CGU, qui sont passées de 1 600 à 260 mots. Il s’agit également d’un coup marketing pour la firme de Manchester qui a annoncé son adhésion au futur Règlement général européen sur la protection des données.

Il entrera en vigueur le 25 mai 2018 et concernera toutes les entreprises collectant et stockant des données personnelles à des fins marketing.

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