En Afrique du Sud, certains pompiers font appel à des drones pour intervenir plus efficacement lors d'un incendie, en repérant au plus vite les personnes menacées comme les zones qui risquent de poursuivre la propagation des flammes.

Les violents incendies qui ont ravagé le Cap occidental et fait 9 morts, en Afrique du Sud, début juin 2017, ont incité les pompiers confrontés à ce phénomène destructeur à faire appel à des drones pour les soutenir.

« Les drones peuvent résister à des températures allant de – 5°C à 50°C, et voler jusqu’à une altitude de 4 500 mètres, ce qui permet aux pompiers de déployer des drones dans les zones d’incendie » détaille JJ Rebello, responsable des relations avec les gouvernements étrangers au sein de l’entreprise Airborne Drones, à iAfrikan.

L’idée est de pouvoir intervenir plus efficacement lorsqu’un incendie survient, en localisant notamment les personnes ou animaux exposés aux flammes grâce aux caméras thermiques, qui permet de distinguer les ondes de chaleur émises par les corps présents dans la zone environnante, malgré le manque de visibilité causé par les flammes, l’obscurité ou la végétation. Les urgences peuvent ainsi se déployer au plus vite aux endroits précis concernés.

Repérer les zones de l’incendie les plus à risque

Les pompiers misent aussi sur les capacités de repérage thermique des drones pour pouvoir identifier les zones de l’incendie qui risquent le plus de redoubler en intensité ou de prolonger le départ de feu.

En mai 2017, la fondation Lindbergh a décidé de renforcer sa lutte anti-braconnage dans différents pays d’Afrique en dotant ses drones de surveillance d’une intelligence artificielle pour identifier les animaux à risque et les braconniers pour alerter les gardes-forestiers en temps réel.

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