Hyperloop Transportation Technologies a signé un accord avec la Corée du Sud pour construire un réseau de ce tube de transport futuriste entre la capitale, Séoul, et Busan. Le projet doit être achevé d'ici 2021.

D’ici 2021, la Corée du Sud se prépare à  accueillir l’HyperTube Express, sa déclinaison du moyen de transport futuriste ultra-rapide imaginé par Elon Musk. L’annonce confirme l’intérêt toujours croissant, tout autour du monde, pour cette technologie qui repose sur un tube à très grande vitesse dans lequel les passagers circulent, installés à bord de capsules, à plus de 1 000 km/h.

Le déploiement de ce réseau d’Hyperloop sera assuré par la société californienne Hyperloop Transportation Technologies — dont le centre de recherche européen se trouve près de Toulouse — conformément à la commande du gouvernement sud-coréen. L’accord prévoit par ailleurs des recherches conjointes sur cette technologie, notamment autour de la question du transport des futurs passagers.

Le principal attrait de l’Hyperloop repose sur la réduction des temps de trajet sur des longues distances. En Corée du Sud, il permettrait en l’occurrence de relier la capitale, Séoul, à Busan, à plus de 300 km au sud-est, en 20 minutes — contre près de 3 heures actuellement.

hyperloop transportation technologies corée du sud
Hyperloop Transportation Technologies

« Le plus gros frein reste la législation »

Dirk Ahlborn, le patron d’Hyperloop Transportation Technologies, a visiblement hâte de lancer le projet : « Nous sommes prêts à construire. Le plus gros frein reste la législation. » Il devrait pouvoir compter sur la bonne volonté du gouvernement sud-coréen, désireux de lancer le réseau d’ici 4 ans maximum.

À ce stade, aucune entreprise n’a encore conçu un Hyperloop en activité. L’entreprise de Dirk Ahlborn est en tout cas occupée pour les années à venir : elle a obtenu l’accord de la Slovaquie pour l’installation d’un Hyperloop et travaille sur un tube de test situé entre San Francisco et Los Angeles.

L’entreprise néerlandaise Hardt Global Mobility, elle, espère relier Paris et Amsterdam en 30 minutes grâce à l’Hyperloop d’ici 2021, tandis qu’un projet corso-sarde ambitionne de relier les deux îles de la Méditerranée.

Partager sur les réseaux sociaux