Le régulateur des télécoms autorise Bouygues Télécom et SFR à réutiliser en 4G la bande de fréquences historiquement utilisée pour faire de la 3G.

Pour étendre la couverture des réseaux 4G sur le territoire, il n’existe pas trente-six solutions : Il faut ou bien ériger des antennes utilisant des équipements fonctionnant avec les bandes de fréquences prévues au départ pour le très haut débit mobile, ou bien recycler les bandes utilisées autrefois pour les précédentes générations de téléphonie mobile, à savoir la 2G et la 3G.

L’avantage de la deuxième approche, c’est qu’elle permet de profiter immédiatement d’un réseau existant. C’est cette voie qu’a choisi de suivre Bouygues Telecom début 2013, tout en déployant dans le même temps des antennes-relais pour mettre à profit les blocs de fréquences que l’opérateur a obtenus dans les bandes 800 MHz et 2,6 GHz (ou 2600 MHz) pour faire de la 4G.

Ainsi, en plus des deux précédentes bandes de fréquences, l’opérateur a pu, grâce au feu vert de l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes, faire de la 4G dans la bande dédiée au départ à la 2G (1 800 MHz). Cette réattribution des fréquences, qui a causé au départ quelques frictions avec les autres opérateurs, a toutefois fini par intéresser, Free Mobile, Orange et SFR, qui ont suivi le mouvement.

Aujourd’hui, c’est la bande consacrée à la 3G qui est en passe d’être réutilisée pour la 4G. Dans un communiqué publié le 16 juin, le régulateur des télécommunications fait en effet savoir que Bouygues Télécom et SFR ont obtenu l’autorisation « d’utiliser la bande 2,1 GHz en 4G pour en améliorer les débits ». En ce qui concerne Bouygues, une première vague de sept supports dédiés à la 3G a été autorisée à basculer en 4G.

Utiliser la bande 2,1 GHz en 4G pour en améliorer les débits

L’autorité souligne que « la bande 2,1 GHz est la bande historiquement utilisée par les réseaux 3G des opérateurs mobiles français. Cette bande de fréquence a été attribuée pour la première fois en 2001 et a permis le développement des réseaux à haut débit mobile au milieu des années 2000 ». Mais avec la montée en puissance de la 4G, qui tend à supplanter la 3G, cette bande est progressivement délaissée.

D’où l’intérêt de la recycler, afin qu’elle puisse toujours servir — c’est la même logique qui a présidé la reconversion de la bande 2G.

Pour l’heure, ni Orange ni Free n’ont sollicité l’autorité pour une autorisation similaire mais elle précise que les opérateurs ont la possibilité de lui adresser cette demande. Nul doute qu’ils le feront tôt ou tard, à la manière de ce qui s’est passé avec la bande 1 800 MHz. Il ne s’agirait pas de laisser deux concurrents prendre de l’avance en matière de couverture. Ce n’est pas bon pour l’image de marque.

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