Une entreprise néerlandaise vient de lancer un centre de développement dédié à l'Hyperloop. Son objectif ? Relier Paris et Amsterdam en 30 minutes grâce à ce tube futuriste d'ici 2021.

L’Hyperloop, le concept de tube à (très) grande vitesse initié par Elon Musk, qui consiste à relier des distances importantes en un rien de temps grâce à un système aussi futuriste qu’écologique à base de capsules de transport, pourrait bien faire ses premières preuves sur une ligne Paris-Amsterdam.

C’est en tout cas le projet poursuivi par la société néerlandaise Hardt Global Mobility : relier, d’ici 2021, les deux capitales distantes de plus de 500 km, en près de 30 minutes, soit à près de 1 000 km/h. À l’heure actuelle, il faut compter 1 heure de vol en avion (sans inclure les nécessaires contrôles de sécurité et autres étapes indispensables au voyage) et un peu plus de 3 heures en train.

L’entreprise, qui a remporté la première compétition Hyperloop organisée par SpaceX en janvier, s’est associée à la société de construction BAM pour construire un centre d’essai de l’Hyperloop, soutenu par le gouvernement. Tim Houter, cofondateur de Hardt Global Mobility, se félicite du lancement de ce tube d’essai long de 30 mètres : « Cet espace sera utilisé pour utiliser toutes les technologies qui ne requièrent pas une grande vitesse. Le système de lévitation, mais aussi de propulsion et, ce qui est encore plus important, les dispositifs de sécurité seront testés dans cet espace à faible vitesse mais à grande échelle. »

Une technologie convoitée dans le monde entier

Hardt Global Mobility est parvenu à s’imposer en janvier 2017 lors de la compétition de SpaceX face à 26 adversaires réputés, dont une équipe du prestigieux MIT comme de l’université technique de Munich.

Si le projet Paris-Amsterdam fait rêver, l’amélioration drastique de cet axe touristique européen majeur n’est qu’un exemple des possibilités offertes par l’Hyperloop. La technologie fait l’objet de plusieurs développements parallèles : la société Hyperloop One a ainsi lancé son propre concours, qui a vu concourir un projet corso-sarde visant à relier les deux îles voisines. Toulouse a récemment accueilli pour sa part un centre de recherche du groupe concurrent Hyperloop Transportation Technologies.

Des projets sont notamment à l’étude en Slovaquie, en Russie et au Royaume-Uni.

À lire sur Numerama : Comment la Corse et la Sardaigne ambitionnent de devenir une «  super-île  » grâce à l’Hyperloop

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