L’exemple du constructeur allemand est significatif de l’offre multiple que l’on trouve aujourd’hui sur le marché. L’emblématique Golf est ainsi disponible en de nombreuses motorisations différentes avec comme sommet high-tech, une hybride rechargeable aux performances sportives étonnantes.

Volkswagen a pensé à de solutions hybrides depuis longtemps, bien avant que des versions de grande série ne rejoignent la gamme. Ainsi, dès les années 70, un minibus taxi T2 hybride a été présenté pour donner une alternative technologique alors que le monde connaissait ses premiers chocs pétroliers.

Différents véhicules électriques ont été testés par la marque dans les années 80 avant un retour à l’hybride en 1989 sur une Golf de deuxième génération étudiée avec l’équipementier Bosch. Puis un amusant concept urbain nommé Chico fut révélé au Salon de Francfort de 1991, lui aussi hébergeant un système hybride. Une mini auto d’à peine plus de 3 mètres de longueur aux lignes toutes arrondies comme c’était la mode à l’époque.

Sous son mini-capot, un petit bicylindre doublé d’un moteur électrique. Puis, après différents prototypes électriques ou à pile à combustible, VW lance une toute petite série de Golf (5e génération) hybride rechargeable, la Twin Drive. Avec son Diesel TDI et son moteur électrique, elle ne sera produite qu’à une vingtaine d’exemplaires en 2010, comme véhicule de démonstration du savoir-faire technologique de la marque.

Puis on passe à des concepts bien plus futuristes, visant des consommations record avec leur aérodynamique et leur mini motorisation TDI hybride, comme les XL1, L1 et la up ! Lite. Dans un genre autrement plus massif, vient ensuite le gros SUV VW Touareg en version hybride, les concepts Cross Coupé et Cross Blue Coupé en plug-in hybride, puis la Jetta hybride, produite en série.

La Volkswagen Jetta Hybrid de 2014

D’autres concepts continueront de tracer le sillon des différentes versions GTE, donc hybrides rechargeables comme le C Coupé, la Golf GTE Sport ou le SUV T-Prime Concept GTE présenté l’an passé au Salon de Pékin, fort de 375 chevaux, une cinquantaine de kilomètres de capacité de roulage en électrique pur et 2,7 l/100 km de consommation officielle NEDC.

Une précision justement : la norme NEDC de mesure officielle de consommation est particulièrement favorable aux hybrides rechargeables, ce qui a de grands avantages fiscaux (aide d’état de 6 000 € comme pour les électriques) mais ne reflète pas la consommation réelle qui reste supérieure à ces chiffres idylliques.

Mais elle reste extrêmement basse tout de même, ce qui fait des modèles labellisés GTE (les hybrides rechargeables de VW) de sérieux prétendants, d’autant qu’ils ont été définis pour offrir quand on le souhaite des performances de premier ordre.

Le meilleur des deux mondes

Economie et sensations : deux aspects a priori antinomiques réconciliés dans les deux modèles GTE de la gamme Volkswagen, la Passat et la Golf. Prenons l’exemple de la Golf, une excellente base de comparaison, d’autant que le best-seller allemand est la voiture commercialisée avec le plus d’alternatives énergétiques du marché : essence et diesel bien sûr, mais aussi hybride rechargeable donc, électrique pure, E85 (biocarburant) et GNV (gaz naturel).

En version GTE, forte de 204 chevaux de puissance combinée, elle accélère de 0 à 100 km/h en 7,6 s, soit un chiffre proche du plus puissant des TDI de la Golf (184 ch). Des performances faciles, notamment dans le mode « GTE », le plus dynamique, accompagnées par la boîte de vitesses robotisée à double embrayage DSG maison. Les batteries Lithium-ion de 8,7 kWh de capacité nominale (120 kilos) offrent une autonomie maxi en 100 % électrique de 50 kilomètres, et la recharge se fait en 3h45 avec une prise lambda ou 2h15 avec une wallbox spécifique de 3,6 kW.

Elle est capable de gérer d’elle-même les différentes énergies à utiliser, de manière intelligente avec la navigation GPS.

Si la consommation officielle de 1,6 l/100 km n’est pas réaliste, l’ensemble reste parfaitement cohérent et bénéficie à la fois d’un coût d’usage très réduit, d’une consommation raisonnée et d’avantages fiscaux intéressants. La Golf GTE est bien équipée avec des spécificités comme la navigation qui indique le rayon d’action de l’auto en mode électrique pur, un affichage du flux d’énergie, des statistiques en zéro émission, etc. Mais surtout, depuis sa toute récente version restylée, elle est capable de gérer d’elle-même les différentes énergies à utiliser, de manière intelligente avec la navigation GPS.

Ainsi, elle optimisera l’usage selon les profils de route et juste avant de rentrer dans une agglomération, la voiture se mettra d’elle-même en mode EV (électrique) si la charge des batteries le permet. De son smartphone, l’application Volkswagen Car-Net e-Remote donne la possibilité de paramétrer l’heure de départ, la climatisation de l’habitacle, la charge de la batterie, ainsi qu’un accès au statut de la voiture.
Reste que le prix d’achat est élevé, à 40 500 € (avant aides d’État). Mais c’est une offre assez unique sur le marché, avec une sportivité très bien équipée (connectivité, aides à la conduite, etc) que l’on ne retrouve pas chez ses concurrentes, notamment la très célèbre Toyota Prius, qui fait office de référence du genre mais aussi est souvent prise comme exemple d’une conception de la conduite purement rationnelle.

Voilà qui est intéressant et prometteur : même dans les voitures dites « vertes », plusieurs philosophies s’affrontent et les goûts et les couleurs (les nuances de vert ?) sont bien respectés.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Volkswagen. Il s'agit d'un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l'entité Humanoid Content. L'équipe éditoriale de Numerama n'a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.
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