Marier un moteur thermique pour profiter de son endurance et un moteur électrique pour son couple et ses qualités environnementales : une idée qui a fait son chemin, au fur et à mesure des évolutions technologiques, jusqu’à devenir une excellente solution d’aujourd’hui. Petit retour aux racines de son développement qui sont bien plus lointaines que ce qu’on pourrait penser.

Si motorisation hybride (essence + électrique) rime avec modernité, ses origines remontent pourtant aussi loin que celles de l’automobile, ou presque. C’est en effet dès 1900 que la toute première hybride fonctionnelle de l’histoire a été présentée et elle était signée… Porsche !

En effet, c’est le tout jeune ingénieur Ferdinand Porsche qui a développé cette auto nommée Lohner Porsche et présentée à l’exposition universelle de Paris cette année-là. Une sensation à la mesure de son avancée technologique incroyable pour l’époque… et sacrément visionnaire.

La Lohner Porsche

Première auto à transmettre de la puissance aux roues avant avec ses moteurs électriques intégrés dans les moyeux, elle est aussi à traction intégrale et intègre des freins aux quatre roues, une première également. L’hybridation se fait avec la présence d’un moteur à combustion interne en plus de l’électrique, alimentant deux générateurs qui procurent une électricité distribuée aux batteries et également, directement aux moteurs électriques.

Une technologie vraiment évoluée pour l’époque et l’on peut aisément imaginer à quel point les visiteurs de l’exposition universelle ont pu être impressionnés en la découvrant… Évidemment, les puissances sont au niveau de ce que l’on savait faire à ce moment-là, soit à des années-lumière de ce que développe un Cayenne hybride aujourd’hui : 3,5 ch pour les moteurs thermiques (au nombre de deux) et 2,5 ch pour les deux générateurs.

Ce n’est que dans les années 60 que des projets plus conséquents ont vu le jour.

Une version modifiée équipée d’un moteur Daimler plus puissant viendra en production l’année suivante sous le nom français « Mixte », une sorte de traduction du mot hybride. Puis ce furent des moteurs français Panhard & Levassor qui prirent place à bord. Mais seulement environ 65 modèles trouvèrent preneur en 5 ans selon Porsche, bien insuffisant pour les coûts de recherche et développement engagés. Mais qu’importe, voilà une bien belle histoire pour la naissance d’une technologie amenée à connaître le succès bien plus tard.

Jusque dans les années 20, quelques constructeurs téméraires se sont essayés à ces solutions, mais ce n’est que dans les années 60 que des projets plus conséquents ont vu le jour. À commencer par General Motors et son GM 512, une mini voiture hybride urbaine sous forme de prototype futuriste et ludique, mais peu réaliste.

Le Volkswagen Taxi avec un moteur hybride

Un autre concept fut développé du côté de chez Volkswagen, le VW Taxi, un minibus T2 hybride capable de marcher à l’électricité ou à l’essence, tandis que la crise du pétrole s’apprêtait à pointer le bout de son nez. C’est ainsi que l’hybride put recommencer à avoir l’air d’une solution réaliste et prometteuse.

Plusieurs voies sont à explorer, les principales étant nommées « hybride série », le moteur thermique servant à alimenter en énergie le moteur électrique, il est donc le seul qui entraîne les roues et « l’hybride parallèle » qui permet à chacun des deux moteurs d’être reliés à l’un des essieux, voir chacun au sien.

Mais cela appartient à l’histoire moderne, à suivre dans notre prochain chapitre.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Volkswagen. Il s'agit d'un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l'entité Humanoid Content. L'équipe éditoriale de Numerama n'a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.
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