Pour que l'automobiliste reste concentré sur la conduite sans être tenté de consulter son smartphone, Nissan explore l'idée d'une cage de Faraday dans la voiture, au niveau de l'accoudoir central, qui bloquerait toutes les communications entrantes.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour empêcher les automobilistes de se servir de leur smartphone lorsqu’ils sont au volant ! Faute de pouvoir compter sur le bon sens des usagers de la route, Nissan s’est mis à explorer une approche pour le moins originale : placer, au niveau de l’accoudoir central situé entre les deux sièges à l’avant du véhicule, un compartiment agissant comme un cage de Faraday.

L’idée ? Déposer votre mobile à l’intérieur pour le couper du reste du monde jusqu’à ce que vous arriviez à destination. Ainsi, aucune communication entrante ne passera, évitant au conducteur d’avoir la tentation de jeter un œil aux dernières notifications. Avec ce système, tout est coupé : la liaison cellulaire, la connexion Wi-Fi ou le signal Bluetooth. Vous pourrez ainsi vous concentrer entièrement sur votre trajet.

L’initiative de Nissan est séduisante, dans la mesure où l’utilisation du téléphone lors de la conduite est hélas loin de se résorber. C’est même un phénomène en hausse, à en croire les données avancées par le constructeur automobile japonais. Or, ne pas avoir toutes ses facultés mobilisées pour la conduite fait courir un risque de sécurité non seulement à l’automobiliste mais aussi aux autres usagers de la route.

Mais c’est se donner bien du mal alors qu’il existe déjà des petites astuces à la portée de tous pour ne pas être perturbé au volant : le smartphone peut être placé en mode avion, mis sur silencieux avec l’écran orienté vers le bas ou carrément éteint. Pas la peine de se compliquer la vie avec une cage de Faraday, même si la solution de Nissan est très discrète et très bien intégrée dans l’habitacle de la voiture.

Rappelons qu’il y a un autre intérêt à ne pas utiliser son smartphone au volant : vous éviterez de vous prendre une amende. L’article R412-6-1 du code de la route est très clair là-dessus : le contrevenant s’expose à une amende de 4e classe pouvant aller de 90 à 750 euros ainsi qu’au retrait de trois points sur son permis de conduire.

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