L'histoire entre le Japon et le volley ball est riche, de quelques médailles d'or et autres titres continentaux, mais ça ne les empêche pas de travailler encore plus à l'entrainement. La preuve avec l'arrivée de ce robot bloqueur, une avancée considérable dans l'équipement des sportifs professionnels.

Sixième au classement de la fédération internationale de volley ball, l’équipe féminine japonaise s’essaye à un nouveau type d’entrainement. En effet, pour travailler l’attaque, la fédération a mis en place un robot bloqueur, une première dans une équipe nationale. 

Composé de trois paires de bras mécanique et programmé avant le début de l’entrainement pour se déplacer le long du filet, cette « Block Machine » permet aux six joueuses professionnelles de l’équipe nationale de travailler de manière plus intense les phases d’attaque et la difficulté de certains retours et blocages de l’équipe adverse. « Le travail du bloqueur est d’essayer de rendre une partie du terrain indisponible pour l’attaquant », précise la joueuse anglaise Laura Woodruff, « tandis que l’attaquant doit essayer de trouver l’espace pour frapper la balle. »

Cette machine a été développée par la Japanese Volleyball Association, avec l’aide de chercheurs de l’Université de Tsukuba, et répond directement aux attentes de l’entraineur. Celui-ci peut en effet programmer cette série de bras pour répéter des actions et des placements, notamment pour enchainer des combinaisons ou travailler des séquences identiques à celles de précédents matches, mais aussi imiter le style de certaines équipes. Pour cela, le robot peut se déplacer à 3,7 mètres par seconde – soit nettement plus vite que n’importe quel athlète de haut niveau.

Seul petit bémol à cette technologie d’entrainement : l’absence d’adaptation si jamais la machine se décale légèrement de son programme. Mais les chercheurs essayent d’ores et déjà de résoudre ce problème, en réfléchissant à l’ajout de capteurs pour donner un petit plus d’adaptabilité à la machine. L’équipe de scientifique et de sportif à l’origine du projet accompagnera sa création à la Conférence Internationale de la Robotique et de l’Automatisation de Singapour, qui débutera le 29 mai prochain.

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