Le tout premier navire autonome français voguera bientôt sur les flots. L'Energy Observer sera mis à l'eau le 14 avril 2017, pour une première aventure nautique, avant d'embarquer pour un tour du monde en 2018.

En matière de véhicule autonome, on entend le plus souvent parler de voitures — avec toutes les problématiques inhérentes à la circulation que cela peut engendrer. Néanmoins, les bolides à quatre roues ne sont pas les seuls à pouvoir se targuer d’être capable de se déplacer en toute indépendance. Ainsi, Amsterdam testait fin 2016 une flotte de bateaux autonomes, qui pourrait peut-être s’exporter dans le monde entier.

La France vient quant à elle de présenter le vendredi 7 avril 2017 à Saint-Malo le tout premier navire autonome en énergie aux couleurs bleu-blanc-rouge. Alimenté à l’hydrogène et aux énergies renouvelables, ce catamaran baptisé Energy Observer sera mis à l’eau le 14 avril 2017.

Long de 30,5 mètres, et large de 12,8 mètres, il s’agit du premier bateau capable de produire son propre hydrogène par électrolyse au monde, précise France 24. Ce catamaran produit sa propre énergie grâce à l’eau de mer, comme l’ont indiqué Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, les porteurs du projet, originaires de Saint-Malo.

Energy Observer

Le catamaran produit son propre hydrogène

Une fois posé sur l’eau, le bateau embarquera avec lui au large 130 mètres carré de panneaux photovoltaïques, deux éoliennes et une aile de traction intelligente. Le tout doit permettre d’alimenter deux moteurs électriques, qui joueront le rôle d’hydrogénérateurs. Le Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Énergies Nouvelles et les nanomatériaux de Grenoble s’est chargé de la conception d’une pile, essentielle pour transformer l’hydrogène en énergie.

Pour obtenir de l’hydrogène, l’eau de mer recueillie par le bateau doit d’abord passer par une étape de dessalinisation. Ensuite, elle est stockée et reste utilisable dans le cas où le bateau ne viendrait plus à se propulser à l’aide des seuls équipements d’énergie renouvelable.

En 2018, « l’odyssée du futur »

Parrainé par Nicolas Hulot, le navire se lancera dans une série d’escales en France jusqu’à la fin de l’année 2017. Une aventure bien plus ambitieuse l’attendra ensuite : une véritable « odyssée du futur » lors de laquelle il effectuera pendant six ans le tour du monde. Tout ceci, sans aucune émission de CO2.

L’expédition sera immortalisée dans un documentaire et via un média numérique qui permettra de suivre le navire en réalité virtuelle, en 3D, ainsi qu’en immersion à 360°.

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