On sait à quoi ressemble le DevKit de Project Scorpio et, surtout, ce qu'il embarque dans ses entrailles.

Si Digital Foundry a eu la chance de se rendre chez Microsoft pour découvrir les caractéristiques de Project Scorpio, Gamasutra s’est occupé de partager des informations sur le DevKit, qui permettra aux studios de nous faire des jeux en 4K native… espérons-le. En tout cas, ils auront les outils pour, à en juger les spécifications dudit DevKit.

Ce dernier revendique ainsi 24 Go de RAM (contre 12 pour la version commerciale), un processeur graphique un peu plus rapide (44 unités de calcul Radeon contre 40) et d’un surplus de capacité supplémentaire (2 To contre 1 seul). En offrant une telle puissance, Microsoft permettra aux développeurs de s’en donner à cœur joie, quitte à revoir leurs exigences à la baisse pour le produit final. On pourrait même dire qu’il les encourage.

Puissance et efficience

Le DevKit, qui pourrait donner le la du design de la Scorpio si l’on se réfère aux précédents DevKits de la firme, est alimenté par 330 watts (contre 245 watts pour la console). Il ressemble à une Xbox One S, se ventile par les côtés et arbore trois ports USB en façade, une entrée HDMI et des boutons personnalisables. On peut même noter la présence d’un écran OLED indiquant des informations techniques en temps réel, comme le framerate.

Microsoft fournit par ailleurs un câble de transfert pouvant faire transiter 100 Go en quatre minutes. Un point qui plaît par exemple à Mike Rayner, directeur technique chez The Coalition (Gears of War 4), « Cela prend énormément de temps de transférer une build vers un kit. Quelque chose qui nous prenait 30-45 minutes ne prend plus que quelques minutes. C’est plutôt bien pour nous. » Une efficience qui facilitera la vie des développeurs.

À l’instar de la Xbox One, Project Scorpio, dans sa version commerciale, pourra être transformée en DevKit, ce qui permettra aux plus petites structures de développer des jeux.

On n’oubliera pas de mentionner que la console est résolument tournée vers l’avenir. Compatible FreeSync, elle supportera le HDMI 2.1 et la technologie VRR (taux de rafraichissement variable). Cette dernière, qui devrait arriver sur les futurs téléviseurs, promet une expérience plus fluide et qui gomme certains défauts lié à la fluidité (comme le tearing, correspondant aux déchirements de l’image).

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