Visualiser la pollution que vous ne pouvez pas déceler : voici le défi que deux entrepreneurs américains ont choisi de relever avec Sprimo. Leur campagne de crowfunding, lancée sur Kickstarter, vise à financer ce capteur qui mesure la qualité de l'air environnant une fois connecté à un iPhone.

L’air que vous respirez quotidiennement est-il pur, ou du moins sans danger pour votre santé ? La perspective de pouvoir répondre à ce questionnement crucial à l’aide d’un smartphone peut, au premier abord, sembler étrange.

Mais, après tout, pourquoi pas ? À l’image du marché — encore limité — des applications mobiles dédiées à l’analyse des substances contenues dans les cosmétiques, la mesure de la qualité de l’air inspire les startups. C’est le cas de Sprimo, un projet né dans l’esprit de deux entrepreneurs de la Silicon Valley aux États-Unis.

Le projet, déjà financé bien au-delà de son objectif de 15 000 dollars en quelques jours sur Kickstarter, se matérialise sous la forme d’une application à télécharger et d’un petit embout à connecter directement sur un iPhone. Le capteur est recouvert de plastique de type ABS, réputé pour sa résistance aux chocs, sa rigidité et sa légèreté.

Sprimo

Mesurer la qualité de l’air, partout

« Le Prismo Air Monitor détecte les toxines et produits chimiques présents dans l’air et vous donne une estimation de la qualité de l’air en temps réel. Il est facile à transporter et vous offre la tranquillité d’esprit de savoir comment est l’air que vous respirez, partout où vous allez », peut-on lire sur la page du projet.

L’objet, qui tient dans la paume d’une main, est doté d’une technologie de pointe qui détecte les composés organiques volatils présents dans l’air ambiant. Dans les secondes suivant l’ouverture de l’application, celle-ci vous informe de la quantité de produits chimiques qui vous entourent. La température et le niveau d’humidité sont également calculés par Sprimo.

Sprimo

L’engouement généré autour de Sprimo pourrait ouvrir une perspective intéressante si son usage se démocratise en pratique : en effet, l’application doit permettre de constituer, grâce aux usages de ses utilisateurs, une cartographie interactive des relevés à l’échelle locale et régionale.

Une version Android est prévue

Ainsi, les utilisateurs pourraient avoir une vue d’ensemble de la qualité de l’air du lieu où ils se trouvent. À plus long terme, on peut également imaginer que les données collectées seraient exploitées dans le cadre de travaux scientifiques étudiant la pollution de l’air sur un large territoire.

Pour l’heure, la compatibilité de Sprimo se limite à l’iPhone 5 et ses successeurs, mais ses créateurs indiquent déjà réfléchir à une version adaptée à Android, qui devrait voir le jour dans le courant de l’année.

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