Un malicieux internaute belge se venge des propos méprisants tenus par Donald Trump contre son pays en détournant les URL partagées dans ses anciens tweets. Une tactique de détournement aussi efficace qu'absurde.

Le 11 avril 2012, alors qu’il n’est encore qu’une star de télé-réalité, Donald Trump tweete un message pour annoncer l’une de ses conférences en Californie, accompagné d’un lien pour obtenir plus d’informations sur l’événement. Depuis, l’URL — nac2012.com — a expiré et a été remise en vente.

Pour le hacker belge Inti De Ceukelaire, l’occasion était parfaite. Ce jeune homme a simplement racheté le nom de domaine du site pour pouvoir rediriger le lien de Donald Trump vers une vidéo YouTube qui le tourne en ridicule. Le pirate, qui se dit choqué des propos méprisants tenus par le futur président à l’égard de Bruxelles pendant les attaques terroristes de l’année passée, a ainsi profité de cette petite faille pour intégrer au tweet de Trump un montage grotesque dans lequel M. Trump chante son amour de la Russie de Poutine.

De la Russie à My Little Pony

Inti De Ceukelaire ne s’est par ailleurs pas limité à un seul tweet et s’est attaqué à une autre petite dizaine de vieux messages du 45e Président américain.

Pour gagner en rapidité, le pirate a créé son propre logiciel afin de détecter les liens morts contenus dans les archives Twitter de M. Trump. Il a ainsi pu découvrir de nombreuses cibles faciles qu’il s’est empressé de racheter pour quelques dizaines de dollars. Selon The Verge, le Belge aurait déjà acheté plus de cinq noms de domaine cités dans les tweets du milliardaire.

Si ces petites attaques opérées par le Belge peuvent paraître anodines, sa technique met le doigt sur une faille qui pourrait devenir critique à l’avenir. Si demain, un hacker mal intentionné s’empare d’un des noms de domaine abandonnés qu’a pu tweeter le milliardaire au cours de sa vie et y place non pas une vidéo YouTube mais une tentative de phishing, les dégâts pourraient être bien plus graves qu’une simple blague belge.

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