Le 3 janvier prochain, nous serons en direct de Las Vegas pour couvrir le CES 2017. En guise de préambule, nous vous invitons dans les coulisses de cette préparation, du choix du matos à la préparation des sujets.

Chaque année, début janvier, le Consumer Electronics Show se tient à Las Vegas. Le CES est l’occasion pour les entreprises et startups de la tech de présenter des tas de produits qui vont définir — ou tenter de définir — ce que sera l’année qui vient pour le grand public. Et cet événement est particulièrement colossal : en 2016, on comptait 3 600 exposants, 223 000 m2 répartis dans plusieurs halls immenses et 170 000 professionnels arpentant les allées bondées.

Le CES : à quoi ça sert ?

Les marques qui se rendent au CES ont différents objectifs. Le premier, le plus évident, est de la communication : elles vont dévoiler des produits et auront l’attention (brève) de plus de 6 000 journalistes du monde entier, tous types de médias confondus. Un autre objectif directement lié est le test de concepts. On voit souvent les marques ramener plusieurs produits sur leurs stands et certains sont en rupture totale avec les habitudes de l’entreprise ou pointent dans des directions encore peu explorées. Un salon comme celui-là est une bonne occasion pour tester les retours de la presse et des lecteurs sur des prototypes en phase de conception.

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C’est au CES 2016 que nous découvrions les Razer Core

Certaines entreprises viennent également au CES dans l’espoir de rencontrer un investisseur, un racheteur ou un importateur qui va contribuer à leur développement pour l’année à venir. C’est donc également un salon d’affaires sur lequel on peut voir des tas de produits qui ne seront jamais disponibles dans nos contrées, n’ayant pas trouvé de distributeurs locaux.

Le dernier cas de figure, c’est la démonstration technologique pure. Certaines startups ou laboratoires viennent avec des concepts ou des briques technologiques en espérant se faire remarquer par la presse et par les grands noms du salon qui pourraient vouloir intégrer leurs découvertes dans des produits finis, à moyen ou long terme. Ce dernier aspect n’est pas à négliger car c’est souvent ces petites structures moins en vue qui présentent les innovations les plus en rupture avec ce qui se fait déjà. Aujourd’hui, des géants comme Intel ou Qualcomm l’ont bien compris et n’hésitent pas à mettre en avant leurs laboratoires plutôt que leurs processeurs dans les différents salons.

Comment se prépare-t-on au CES ?

Mais alors, comment se prépare-t-on à couvrir un événement comme celui-là ? Si nous avions un super-journaliste capable de se multiplier pour étudier chaque stand et assister à toutes les conférences, cela serait vraiment chouette. Mais malheureusement, la technologie de clonage nous fait défaut et nous devons faire des choix en amont.

Ressources et choix des sujets

Le premier choix est purement ancré dans les ressources humaines : combien de personnes pouvons-nous envoyer sur place ? Cette année, c’est Alexis Orsini qui ira couvrir le salon pour Numerama, accompagné par deux journalistes de FrAndroid. Le budget pour venir de France est assez élevé, vu qu’il comprend le vol, l’hébergement sur place et tous les frais annexes. À Paris, un ou deux journalistes se consacreront au traitement de l’actualité du CES depuis notre rédaction.

Nous avons testé plusieurs formats avec FrAndroid, année après année, et nous avons conclu qu’envoyer trop de monde sur place n’était pas la meilleure idée : l’information brute est souvent disponible avant les annonces en temps réel, grâce à la magie des communiqués sous embargo. Le journaliste sur place n’est donc pas celui qui traite les breaking news, mais celui qui apporte la valeur ajoutée : prises en main, récapitulatifs de conférences, trouvailles, rencontres avec des créateurs, analyses des tendances etc.

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Avant d’avoir fait un premier pas aux États-Unis, l’agenda est chargé, rempli par les conférences majeures et les rencontres avec des marques plus modestes qui ont réussi à attirer notre regard en amont du salon. Avec plus de 3 000 exposants, nous faisons clairement des choix éditoriaux mais d’autres ne sont que des contraintes humaines : oui, nous allons probablement passer à côté d’excellents sujets parce que nous avons manqué un communiqué, un appel ou que nous n’avons pas regardé avec suffisamment d’attention chaque site de chaque constructeur. C’est la loi des salons.

Matériel

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Aucun journaliste qui a couvert un salon comme le CES pourra vous affirmer que c’était un exercice calme et reposant. Souvent, les journées commencent tôt et finissent tard (il faut bien écrire sur ce qu’on voit !) et les stands se trouvant parfois dans des coins bien différents, nous finissons par marcher plusieurs kilomètres par jour. C’est pour cela que de bonnes baskets et un bon sac avec des sangles à l’avant permettant d’alléger le poids sur le dos sont des accessoires non négociables.

Mais que met-on dans ce sac ?

  • Un MacBook Air 13 pouces  : non, le laptop d’Apple n’a pas été remis au goût du jour depuis 2013, mais il reste un must-have sur les salons. Avec ses 9 heures d’autonomie sans broncher et ses nombreux ports, il nous évite de trimballer les multiples adaptateurs qu’il faut encore aujourd’hui à un MacBook Pro de 2016 pour connecter tout notre matériel. On veut pouvoir se retrouver dans des situations où il faut vider une carte SD avec l’ordinateur dans une main en équilibre, sans table ni prise.
  • Adaptateur Ethernet  : okay, on prend quand même un adaptateur avec notre MacBook Air : il servira à se brancher à la connexion en fibre de la salle de presse. Car même dans un salon des nouvelles technologies, le Wi-Fi ne fait pas de miracle…
  • Panasonic GH-4 et ses deux cartes mémoires 32 Go  : l’hybride de Panasonic est une référence pour nous. Il permet de prendre des photos d’excellente qualité sans être trop lourd dans le sac à dos ou autour du cou. Sa bonne stabilisation optique nous permet également de prendre de courts extraits vidéo pour alimenter nos reportages.

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  • Trépied de table Manfrotto  : parfois, il suffit d’un pied pour qu’un cliché soit réussi. Le petit Manfrotto de table, compact, est excellent pour les salons.
  • Deux smartphones  : on multiplie les appareils, mais c’est à raison. Le premier est un smartphone principal qui va servir à faire des photos d’ambiance et des suivis en live pour les réseaux sociaux, équipé avec une SIM américaine pour l’occasion (ne jamais faire confiance au Wi-Fi des salons). Le second est un outil pour communiquer avec les représentants des marques et nos collègues. Le mieux est d’avoir un iPhone et un smartphone Android, histoire de pouvoir tester en live tous les gadgets présentés sur le salon.
  • Une batterie externe  : c’est souvent un élément négligé mais ô combien important dans un salon aujourd’hui. Qu’il s’agisse d’une petite batterie plus légère à recharger plusieurs fois ou une batterie titanesque qui permettra d’avoir l’esprit tranquille toute la journée, le choix est à l’appréciation du journaliste. Nous nous référons à notre propre guide pour nous équiper.
  • Tous les chargeurs : cela va de soi, mais tous les chargeurs des objets cités ci-dessus doivent être emportés sur le salon.

Dans la valise, on ajoutera cette année un permis de conduire (il semblerait que les constructeurs automobiles aient misé gros sur le salon), un kiné de poche Bluetens sur les bons conseils au MWC dernier de notre consœur Anaïs Richardin de Maddyness pour se détendre les muscles une fois à l’hôtel, du Doliprane 1 000 et un stick à lèvres de bonne qualité. Pourquoi ? Eh bien quiconque est déjà allé à Las Vegas connaît ce climat ultra-sec et poussiéreux qui finira d’achever vos lèvres déjà bien entamées par l’air conditionné du vol et la climatisation de la salle de presse.

Et c’est à peu près tout ! Vous l’aurez compris, cet article fait bien évidemment figure d’introduction à notre couverture du CES 2017, qui aura lieu depuis Las Vegas et Paris avec nos confrères de FrAndroid. Vous trouverez tous nos articles sur le salon sur le tag CES 2017 et nous couvrirons également l’événement sur les réseaux sociaux, en texte, en image et en vidéo. Si vous avez des suggestions, recommandations et questions pour nos journalistes sur place ou à Paris, c’est le moment.

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