Un étudiant néerlandais frustré de s'être fait dérober son téléphone a décidé de renouveler volontairement l'expérience pour espionner son voleur. Il en a tiré un court-métrage documentaire qui retrace la vie du pickpocket et interroge sur nos usages des smartphones.

Anthony van der Meer, étudiant néerlandais en cinéma, n’a pas apprécié de se faire dérober son smartphone par un pickpocket pendant qu’il déjeunait tranquillement à Amsterdam. Le manque de réactivité des forces de l’orde n’a fait qu’aggraver sa frustration.

En conséquence, il a eu l’idée de mettre à profit cette expérience malheureuse pour réaliser une enquête sous la forme d’un documentaire pour répondre à deux questions : quel est le profil de ces pickpockets ? Et que deviennent les téléphones une fois volés ?

Anthony van der Meer a donc racheté exprès un smartphone Android et y a installé l’application de cyber-sécurité Cerberus — permettant d’accéder à distance à toutes ses données et d’activer discrètement le microphone et l’appareil photo du mobile — avant de se le faire dérober volontairement.

Ironiquement, l’étudiant a eu beaucoup de mal à se faire voler le téléphone, puisque beaucoup de personnes venaient l’aider ou le lui rapporter. Mais on lui a finalement dérobé au bout de 4 jours.

La victime se met à espionner son voleur

Anthony van der Meer commence ainsi à surveiller son voleur, en obtenant les données concernant ses déplacements, ses textos et ses photos, mais aussi en surveillant ses conversations et ses activités pendant des semaines.

La vidéo tirée de cette expérience dresse le portrait intime d’un homme d’une quarantaine d’années, adepte de téléphone rose et de contenu pornographique, en déplacement régulier et confronté à des problèmes financiers.

Le documentaire rappelle aussi l’importance viscérale occupée par les nouvelles technologies dans notre quotidien. Au point que l’étudiant, pris de culpabilité, envisage un moment d’arrêter sa surveillance avant de changer d’avis quand il rencontre réellement son voleur.

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