Alors que des révélations du Washington Post ont lâché la bride des théories complotistes, Elon Musk a estimé mercredi qu'un sabotage de la fusée Falcon 9 de SpaceX était « improbable ».

Pour quelle raison la fusée Falcon 9 de SpaceX qui transportait le satellite israélien Amos-6 a-t-elle explosée le 2 septembre dernier, pendant une opération de remplissage de ses réservoirs ?

Cette semaine, un article du Washington Post a révélé que SpaceX avait sérieusement étudié l’hypothèse d’un sabotage, et qu’il avait même diligenté une enquête à l’encontre de United Launch Alliance (ULA), une joint-venture formée entre Lockheed Martin et Boeing. Le partenaire historique de la Nasa exploite en effet un bâtiment situé à quelques 1,5 km de la rampe de lancement, et des vidéos prises au moment de l’incident avaient montré des ombres suspectes sur le toit, suivies d’un point de lumière vive — le tout pouvait faire croire à un improbable tir de sniper, qui expliquerait comment une brèche s’est ouverte dans le système de compression de l’oxygène liquide, à l’origine de l’accident.

Elon Musk lui-même avait plusieurs fois entretenu l’ambiguïté sur ce qu’il pensait vraiment. Ainsi le 9 septembre dernier, il avait dit qu’un « bang plus silencieux entendu quelques secondes avant que la boule de feu se déclenche » pouvait « venir de la fusée ou de quelque chose d’autre ». Plus récemment à Mexico, il déclarait que « nous avons éliminé toutes les possibilités évidentes pour ce qui s’est passé, donc ce qui reste sont les réponses les moins probables ».

L’homme d’affaires et ingénieur n’avait pas encore réagi à l’article du Washington Post, qui a permis de lever ce qui était jusqu’à présent un tabou, sur l’hypothèse qu’un sabotage soit effectivement à l’origine de l’accident, qui nuit à la fois à SpaceX, Spacecom (l’exploitant du satellite israélien), l’armée israélienne (qui attendait beaucoup du nouveau satellite pour renforcer ses capacités en matière de renseignement), Facebook (qui devait louer de la bande passante pour fournir un accès à internet par satellite), et Eutelsat.

Il l’a fait mercredi, en choisissant l’humour. Musk s’est amusé d’un article satirique qui élabore des théories fumeuses sur qui pourrait être à l’origine d’un sabotage, et il en profite pour mettre le couvercle sur toutes les théories qui peuvent être développées ici ou là. « Le sabotage de la fusée est improbable, mais cet article a quelques théories sympas », plaisante Elon Musk.

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