La faible couverture du métro en 3G et 4G vient de conduire la RATP à se rapprocher du gendarme des télécoms afin de bénéficier de son expertise. L’objectif est de couvrir l’ensemble du réseau fin 2017.

Vous le savez déjà s’il vous arrive d’emprunter le métro parisien : c’est la croix et la bannière pour capter du réseau avec son smartphone. Le gendarme des télécoms n’ignore pas non plus les soucis de couverture qui pénalisent les voyageurs désireux d’utiliser leur mobile dans de bonnes conditions. Son bilan sur la qualité des services mobiles montre bien le retard accumulé au niveau du métro.

Sur le critère des appels téléphoniques, 70 % de ceux passés avec Orange tiennent 2 minutes sans interruption. Pour SFR, c’est 74 %. Dans le cas de Bouygues Telecom et Free Mobile, les scores sont de 63 et 66 %. Et pour l’envoi et la réception de SMS ? Il y a un léger mieux : 71 % pour SFR, 79 % pour Bouygues, 85 % pour Free et 86 % pour Orange. Des progrès restent à faire.

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La tristesse de ne pas pouvoir se connecter se lit sur ces visages.

C’est pour cela que l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) s’est associée à la régie autonome des transports parisiens (RATP), via la signature d’une déclaration d’intention.

Le but de la manœuvre ? Conjuguer les efforts en vue d’améliorer la connectivité des voyageurs. En fait, il s’agit avant tout de donner à la RATP la possibilité « de bénéficier de l’expertise de l’Arcep dans la méthodologie des campagnes des mesures de la couverture et de la qualité des services disponibles ». Une campagne de mesure est au programme, dont les résultats seront connus l’année prochaine.

Du retard sur le planning initial de couverture

Car il faut bien le dire, la couverture en 3G et 4G n’avance pas vite. Début 2015, la RATP annonçait que les premières lignes du métro et du RER seront couvertes d’ici la fin de l’année dernière, ajoutant que le déploiement intégral de la 3G et de la 4G sur le réseau géré par la RATP (l’ensemble des lignes du métro et un bout des lignes A et B du RER) est prévu pour la fin 2017.

Cet objectif a été rappelé par l’Arcep, avec un bémol : les lignes 1 du métro ainsi que A et B du RER sont effectivement couvertes, mais seulement « en grande partie ». Le gendarme des télécoms l’admet : ce n’est pas simple. La connectivité « a été retardée par la complexité des défis technologiques et économiques, en raison notamment de l’environnement contraint du métro et de la très forte densité de voyageurs » .

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