Le gendarme des télécoms vient de publier son bilan sur la qualité des services mobiles fournis par les quatre principaux opérateurs. Le classement n'évolue pas : Orange se situe toujours devant, Free ferme la marche.

Dans l’univers de la téléphonie mobile, les années se suivent et se ressemblent. Enfin en tout cas, pour ce qui est de la qualité des réseaux établis par les quatre principaux opérateurs français, à savoir Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free Mobile. C’est ce que montre encore une fois l’enquête que vient de produire l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

Ainsi, pas de changement au niveau du classement général. Comme en 2014 et en 2015, c’est Orange qui arrive en tête. Mais pas de triomphalisme pour autant : certes, l’opérateur historique « affiche les meilleurs résultats sur l’ensemble de l’enquête », commente l’Arcep, mais les écarts avec la concurrence se trouvent parfois dans un mouchoir de poche. Tout dépend des critères de comparaison.

QOS Mobile 2016 Arcep
Résultats selon la densité de la population.

Suivent ensuite Bouygues Telecom et SFR, qui « affichent des performances assez proches l’un de l’autre », note le gendarme des télécoms. Les deux opérateurs sont d’ailleurs alliés dans le mobile, puisqu’ils ont conclu un contrat de mutualisation 2G, 3G et 4G ainsi qu’un accord d’itinérance pour la 4G. Seule la couverture de la population en 4G les départage vraiment, avec un avantage pour Bouygues Telecom.

Free Mobile ferme la marche de ce classement, avec « des résultats sensiblement moins bons sur un grand nombre d’indicateurs », écrit l’Arcep. S’il reste le plus jeune opérateur, cela fait maintenant plus de quatre ans qu’il est sur le marché des télécoms. Les points faibles de l’opérateur se trouvent surtout dans la navigation web et la vidéo en ligne. Il s’en sort mieux dans les autres indicateurs.

QOS Mobile 2016 Arcep Transports
Le rapport de force dans les transports.

L’Arcep met toutefois en garde sur les conclusions trop hâtives qui pourraient être tirées de ce classement, dans la mesure où il s’agit d’une synthèse générale : le cas d’un utilisateur pris isolément pourra donner lieu à variations significatives de qualité entre les opérateurs et modifier potentiellement la hiérarchie de ce classement. Aussi, l’Arcep « invite chacun à comparer la qualité des opérateurs, en fonction de ses besoins ».

Dans le cadre des mesures effectuées par l’Arcep, des tests ont eu lieu dans plusieurs zones denses, mais aussi dans des régions moins densément peuplées ainsi qu’au niveau rural, à la fois à l’intérieur d’un bâtiment et en dehors. Parmi les tests mis en œuvre figurent :

  • les appels maintenus 2 minutes avec une qualité parfaite ;
  • les SMS reçus en moins de 10 secondes ;
  • le débit moyen constaté lors de téléchargements de fichiers ;
  • les pages web chargées en moins de 10 secondes ;
  • les vidéos de 2 minutes avec une qualité parfaite.

Ces tests ont été reproduits dans les transports (autoroutes, TGV, grandes lignes, trains du quotidien et métro parisien). Étaient mesurés les appels maintenus 2 minutes, les SMS reçus en moins de 10 secondes et les pages web chargées en moins de 10 secondes. La couverture des voies de circulations est une obligation que les opérateurs doivent suivre pour bénéficier des fréquences 700 MHz pour la 4G.

Du côté de la 4G

De façon générale, l’Arcep constate un effort global dans le domaine de la 4G. Les débits moyens sont passés de 2 Mb/s en 2009 à 18 Mb/s cette année. Le très haut débit mobile est passé par là. Mais attention, le gendarme des télécoms note une relative stagnation des débits dans les zones rurales, alors que ceux-ci continuent de progresser dans les zones urbaines plus ou moins densément peuplées.

Entre 2015 et 2016, le débit moyen est resté stable à 6 Mb/s en zone rurale alors qu’il est passé de 12 à 18 Mb/s dans les zones intermédiaires et de 22 à 30 Mb/s dans les zones denses. Une situation qui conduit l’Arcep a faire savoir que « le déploiement en zone rurale, doit se poursuivre, afin de réduire l’écart entre la zone rurale et la zone dense. L’Arcep y sera très attentive ». Les opérateurs sont prévenus.

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