Face au risque d'endormissement de ses conducteurs, Caterpillar s'associe avec la société Seeing Machines pour équiper ses engins d'un système qui analysera leur visage en temps réel.

C’est un énorme problème de sécurité routière : la fatigue et la somnolence au volant sont à l’origine d’un nombre très important d’accidents chaque année en France. On estime ainsi qu’un accident sur cinq est lié à l’endormissement. Sur l’autoroute, c’est pire : un accident mortel sur trois est associé à la somnolence. Dès lors, s’assurer que le conducteur est parfaitement reposé est absolument nécessaire avant tout trajet. Sinon, il faut s’arrêter sans tarder et faire une sieste réparatrice.

Ces arrêts pour se reposer, la voiture de demain les imposera peut-être.

Caterpillar
CC Gord McKenna

En effet, avec l’avènement de l’automobile intelligente, l’ordinateur de bord sera sans aucun doute capable dans les années à venir de détecter la fatigue du conducteur en analysant son visage ou son comportement, mais aussi de la somnolence, un état d’ivresse ou même un malaise, ce qui agacera sans doute — sur le moment — le conducteur, qui n’aura alors plus une totale maîtrise de son véhicule, mais lui évitera au passage de se planter dans le décor.

En réalité, des constructeurs se sont déjà lancés dans des projets de ce type. Toyota est par exemple en train de travailler sur un système qui prendra d’autorité le contrôle du volant si le conducteur présente un comportement anormal ou pour lui faire éviter un danger. Chez Audi, on se plaît à imaginer un système connectant un bracelet ou une montre high-tech à la voiture, afin de surveiller le bien-être et la santé de l’automobiliste. Dans le domaine des travaux, c’est aussi le cas de Caterpillar.

Repérer la fatigue avec Seeing Machines

C’est ce que raconte le Huffington Post. L’industriel américain spécialisé dans la fabrication d’engins de chantier, d’exploitation minière et forestiers s’est associé à Seeing Machines pour installer un système de surveillance dans l’habitacle de ses véhicules pour détecter les premiers signes de fatigue grâce à un système d’analyse faciale. Une technologie qui est d’autant plus intéressante pour Caterpillar que les conducteurs de ses véhicules sont parfois amenés à travailler à des horaires parfois difficiles.

Avec le procédé mis au point par Seeing Machines, le logiciel recherche des signes de fatigue au niveau des yeux du conducteur, par exemple en vérifiant si les yeux sont bien ouverts ou s’ils sont fermés — et combien de temps. Dans ces cas là, une alerte sonore est émise dans l’habitacle et une vidéo du visage du conducteur est envoyée au centre chargé du suivi de la fatigue de Caterpillar. Un opérateur sur zone prend alors contacte avec lui par radio afin de déterminer avec lui s’il est temps de faire une pause.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés