Facebook a annoncé que Messenger comptait désormais 11 000 bots conversationnels. Sans préciser s'ils étaient utilisés.

La botification du web n’est pas le seul fait de Facebook : à peu près toutes les messageries aujourd’hui tendent vers cette nouvelle forme de communication entre l’utilisateur et une marque ou un service. Les bots promettent une nouvelle forme d’interaction, utilisant le langage naturel : cela signifie, par exemple, qu’au lieu de cliquer sur plusieurs boutons pour commander un chauffeur, vous allez dire au bot d’Uber « j’aimerais aller place de la Nation ». Le bot va se charger de vous géolocaliser et de vous envoyer votre voiture en ayant au passage ajouté quelques éléments de discussion.

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Et aujourd’hui, sur Facebook, les bots seraient environ 11 000, à en croire Seth Rosenberg, responsable chez le géant bleu de la partie Messenger. La stratégie Facebook n’est pas difficile à comprendre, surtout si on se souvient des propos tenus lors de la conférence F8 : le réseau social souhaite tout simplement remplacer Google et changer en profondeur la manière dont les utilisateurs parcourent le web et interagissent avec lui. L’idée sous-jacente est, bien entendu, de les garder le plus longtemps possible dans Messenger.

Si on peut y voir une approche radicalement différente de la technologie, ce chiffre avancé par Facebook n’est pas vraiment évocateur. S’il faut passer par un moteur de recherche de bot qui va d’abord nous présenter une dizaine de bots presque similaires, le temps de faire nos choix et de parler à l’heureux élu sera bien plus long qu’une recherche Google ou quelques boutons dans une application avec une interface classique. Ce fait simple est déjà un problème à résoudre… et sûrement un frein pour les utilisateurs. Facebook, jamais avare de chiffres, n’a pas communiqué sur le nombre de personnes utilisant ses assistants conversationnels.

Dans un long message sur Facebook, David Marcus, directeur du pôle Messenger chez Facebook a repris les faits énoncés par son confrère et en a profité pour évoquer le futur de la plateforme — qui devrait corriger les soucis de jeunesse des bots actuels. Marcus évoque un système de note pour évaluer les bots, des réponses rapides définies par le service pour aller plus vite dans la discussion ou encore, la possibilité pour les bots d’afficher plus de contenus — des GIF aux documents audio en passant par des vidéos ou des fichiers.

Les chatbots sont-ils vraiment efficaces ?

Cela a tendance à nous laisser de marbre, pour l’instant. Si vous êtes un développeur parisien et que vous avez une idée géniale pour faire un bot, sachez que le groupe Humanoid organise un hackaton les 23 et 24 juillet pour tenter de botifier de nos médias.

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