Pour présenter son système d'intelligence artificielle pour robots ouvriers, Tend.ai a mis sur pieds une usine à base d'imprimantes 3D, entièrement pilotée par un robot.

Il y a encore quelques années, il était déjà épatant de pouvoir avoir chez soi pour quelques centaines d’euros une imprimante 3D capable de fabriquer des objets en plastique à partir de modèles conçus sur l’ordinateur, ou téléchargés sur internet. Le degré d’automatisation était déjà très fort. Mais pas assez au goût de Tend.ai, qui met au point des intelligences artificielles pour piloter des robots capables de remplacer les humains lorsqu’ils interagissent avec d’autres robots.

Sans doute davantage pour faire sa communication (la preuve que ça marche) que par réel intérêt commercial direct, la startup s’est créée une petite usine d’une dizaine d’imprimantes 3D qui enchaînent les impressions sans intervention humaine. Le robot est capable de saisir les objets fabriqués pour les placer dans un carton et les glisser sur un tapis roulant, et de lancer de nouvelles impressions.

La technologie d’apprentissage-machine de Tend.ai permet au robot de lire tout seul ce qui est écrit sur l’écran LCD de l’imprimante Makerbot, et de lui apprendre à appuyer sur les boutons qu’il faut, quand il faut, ou encore de saisir l’objet pour le mettre dans son carton et l’expédier vers le prochain ouvrier mécanique de la chaîne.

La démonstration paraît impressionnante ainsi présentée en vidéo, toutefois en pratique c’est certainement beaucoup plus compliqué. Les imprimantes 3D demandent de s’occuper régulièrement du lit chauffant pour qu’il accroche bien les premières couches imprimées, et néanmoins nettoyer les déchets qui restent attachés. Il n’est pas plus précisé si la machine est entraînée à saisir toujours le même objet, ou s’il en reconnaît la forme pour adapter ses gestes à l’objet imprimé.

Mais en guise de regard sur le renouveau du fordisme, c’est réussi.

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