AuRoSS est un robot capable de se déplacer dans les rayons d'une bibliothèque afin de détecter les livres mal rangés et manquants.

Dans une bibliothèque, il n’est pas rare de voir des livres mal rangés, sur la mauvaise étagère. Remettre les œuvres à la bonne place et s’assurer qu’il n’en manque aucune font partie du travail de bibliothécaire mais cet aspect du métier n’est pas le plus passionnant. Bien qu’elle soit rébarbative et chronophage, cette tâche reste indispensable.

Ce travail pourrait toutefois être facilité par un robot bibliothécaire capable de faire exactement ce qu’il faut pour éviter que ça ne soit le bazar sur les étagères. AuRoSS (Autonomous Robotic Shelf Scanning) est ainsi une machine en cours de développement au sein de l’Agence pour la science, la technologie et la recherche (A*Star) de Singagpour. Ce robot utilise une cartographie laser de la bibliothèque pour pouvoir se déplacer dans les différents rayons en évitant de cogner tous les meubles, et se sert de la radio-identification (via une puce RFID) pour scanner les livres et détecter en temps réel lesquels sont mal rangés ou manquants. Les premiers tests auraient enregistré un taux de précision qui s’élèverait à 99 %.

Concrètement, AuRoSS peut être utilisé la nuit pour être sûr de ne pas déranger les lecteurs. Quand il a terminé son travail, le bibliothécaire n’a plus qu’à remettre en place les livres mal rangés signalés par le robot.

Robot bibliothèque

Dans un communiqué, l’un des ingénieurs en charge du projet, Renjun Li, explique que « lors de la réouverture de la librairie publique Pasir Ris à Singapour (28 novembre 2015, ndlr), nous avons réalisé une démonstration publique et reçu des réactions très positives ». «  Nous améliorons actuellement la robustesse et les capacités d’analyse du robot », ajoute-t-il.

AuRoSS n’est pas sans rappeler la machine mise au point par une entreprise canadienne, capable de faire l’inventaire dans les rayons des supermarchés et même de suggérer des améliorations pour faire plus de profits. Toutes les tâches rébarbatives sont amenées à être ainsi automatisées et confiées à des machines.

Reste à espérer que le temps libéré par les machines puisse effectivement profiter aux hommes, par exemple pour qu’ils puissent lire les livres ainsi inventoriés par le robot.

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