Un festival dédié à la réalité virtuelle pour l'industrie pornographique doit se tenir mi-juin au Japon.

Encore balbutiante et très loin d’avoir conquis le grand public, la réalité virtuelle ouvre des perspectives fascinantes pour explorer de nouvelles expériences. Qu’il s’agisse des jeux vidéo, où l’on devra exécuter soi-même les mouvements du héros pour progresser, des films, dans lesquels on ressentira différemment nos émotions, ou du journalisme, pour approcher autant que possible la réalité, les pistes pour exploiter la réalité virtuelle ne manquent décidément pas.

Évidemment, le monde du X est aussi sur le coup. Flairant tout le potentiel qu’a cette technologie immersive pour son business, l’industrie pornographique est en train de s’engouffrer dans la brèche. Marc Dorcel a commencé l’an dernier à produire des courts métrages pour adultes tournés à 360°, afin de donner aux amateurs du genre une nouvelle façon de vivre ses productions.

Aussi, faut-il s’étonner d’apprendre qu’un salon de la réalité virtuelle va se tenir le 12 juin prochain au Japon ? Intitulé Adult Festa VR, il aura lieu dans le quartier électronique de la capitale nipponne, Akihabara, véritable point de rendez-vous de tous les otakus du pays. Il faudra bien entendu être majeur pour y accéder. Selon Kotaku, il y aura un certain nombre de démos à disposition des visiteurs…

On imagine que les contenus iront des vidéos filmées en prises de vue réelles, c’est-à-dire avec des acteurs et des actrices pornographiques, à tout ce que peut proposer le hentai, terme qui regroupe les dessins animés japonais X. Il reste à savoir si ce type de production atteindra l’Occident, tant cela concerne un marché de niche. Si c’est le cas, une partie des titres pourrait bien être interdite d’importation, ou bloquée.

En effet, certains genres dans le hentai, qu’ils soient ou non adaptés en VR, posent des problèmes juridiques. C’est par exemple le cas de tout ce qui a trait au lolicon. Ce terme désigne les mangas et les dessins animés X dans lesquels apparaissent des adolescentes et des fillettes. Si le Japon a une législation plus souple en la matière, ce n’est pas le cas de la France, qui interdit les représentations imagées.

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