Les utilisateurs intensifs du web ont enfin un navigateur en version finale : Vivaldi. Petit tour du proprio'.

Après plusieurs mois en version bêta, Vivaldi vient de sortir en version stable 1.0, et c’est l’occasion pour nous de parler de ce déjà très bon navigateur web. Le logiciel est développé par Vivaldi Technologies, une société fondée par personne d’autre que Jon von Tetzchner, l’ex-PDG et co-créateur d’Opera, et la première version est sortie en janvier 2015. Depuis, le petit nouveau n’a eu de cesse de s’améliorer, sans pour autant gagner en parts de marché sur un secteur déjà bien occupé par des mastodontes comme Chrome, Firefox ou Safari.

Pourtant, Vivaldi ne manque pas de qualité. Basé sur Blink, le moteur de rendu de Chrome, ce navigateur comble un vide, celui laissé par Opera lors du passage du moteur Presto à Blink, qui s’est conclu par la perte de nombreuses fonctionnalités. Alors que la plupart des navigateurs modernes tendent vers le minimalisme et la simplification afin de faciliter l’expérience de l’ensemble des utilisateurs, Vivaldi prend le postulat inverse. Ce navigateur s’adresse avant tout aux technophiles, aux utilisateurs qui ont un usage intensif du web et qui ont besoin de fonctionnalités avancées.

Des fonctionnalités à la pelle

Ce que l’on apprécie le plus avec Vivaldi, c’est la gestion avancée des onglets. Quand celle-ci atteint des proportions catastrophiques sur Chrome — ceux qui ont souvent plus de vingt onglets ouverts en même temps comprendront –, elle est ici extrêmement efficace. Il est par exemple possible d’empiler plusieurs fenêtres dans un seul onglet. À la manière du navigateur Microsoft Edge, survoler l’onglet (ou un groupe d’onglets) affiche un aperçu de la fenêtre. Pratique.

La prévisualisation des onglets
La prévisualisation des onglets / crédit webupd8

L’interface et les fonctionnalités sont personnalisables à souhait. À première vue, le navigateur semblera chargé avec toutes ses barres et ses couleurs. Mais en jouant un peu avec les réglages, il est possible de simplifier l’apparence de la fenêtre, sans pour autant perdre les fonctionnalités de gestion d’onglets qui font tout l’intérêt de Vivaldi. Certains préféreront par exemple désactiver la fonction qui permet de coloriser l’onglet actif (ou la barre d’onglet) avec la couleur dominante du site visité.

On pourra également apprécier de pouvoir juxtaposer le contenu de plusieurs onglets empilés sur une même fenêtre. Cependant, cette fonctionnalité demande de la place et s’avère inutilisable sur un petit écran. On préférera afficher une version mobile du site web en question en l’épinglant sur le panneau latéral, pratique pour consulter un site web en gardant un œil sur son flux Twitter ou son fil RSS.

La barre d'onglet reprend la couleur dominante du site
La barre d’onglet reprend la couleur dominante du site

Sur le même panneau qui permet de voir les favoris et les téléchargements, Vivaldi propose de prendre des notes. Cette fonction s’avère pratique au quotidien et évite d’ouvrir une application tierce pour écrire une note à la volée. On a bien aimé la possibilité d’associer à la note une capture d’écran et un lien.

Encore un peu de travail

Nativement, Vivaldi est déjà bien complet. Mais si une fonctionnalité venait à vous manquer, il est possible de l’ajouter grâce aux extensions Chrome, qui sont compatibles dans la mesure où le navigateur est basé sur Chromium, la version libre du navigateur de Google.

Si Vivaldi s’est clairement amélioré depuis les premières versions bêta, le navigateur aura encore besoin de temps pour arriver à maturité. On pourra par exemple regretter pour l’instant l’absence de synchronisation de l’historique et des favoris, ou encore d’applications mobiles qui permettraient de continuer la lecture sur n’importe quel appareil. Ces fonctionnalités sont prévues, toutefois l’éditeur qui préfère se concentrer sur l’optimisation de la navigation ne donne pas de date de sortie.

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On peut afficher une version mobile du site sur la droite de la fenêtre

Au quotidien, Vivaldi s’avère être un navigateur agréable à utiliser. Nous avons quand même remarqué une légère différence de rapidité avec Safari et Chrome lors de notre utilisation sur Mac OS X. Le principal avantage du navigateur pourra par exemple devenir une faiblesse : à force de rajouter des fonctionnalités (on parle par exemple d’un client mail), l’expérience utilisateur pourrait devenir trop complexe et le logiciel lourd à charger sur certaines machines.

Si vous voulez vous faire votre propre idée, Vivaldi est disponible en version 1.0 sur Mac, Linux et Windows

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