Une vidéo dévoilée par James Ramey, le président de CodeWeavers, montre le fonctionnement de Steam sous Android.

CodeWeavers est une société dont le principal produit, CrossOver, permet de faire tourner des programmes Windows sous Linux et OS X. Il s’agit d’une version commerciale du très célèbre WINE (Wine Is Not an Emulator), qui emploie d’ailleurs une grande partie des développeurs du projet LGPL.

C’est du jamais vu

WINE et CrossOver ne sont pas des solutions parfaites et leur fonctionnement est assez aléatoire d’une application à l’autre selon les librairies demandées par le programme. Grâce au logiciel développé à l’origine par Alexandre Julliard, certains jeux Windows arrivent à tourner sur Linux. Et cela fait un moment que la société de James Ramey compte amener le logiciel sur Android, le système d’exploitation mobile porté par Google développé sur le noyau Linux.

Steam sous Android

Si l’on se fie à la démonstration effectuée par Ramey lors de la Game Developers Conference qui avait lieu récemment à San Francisco, le projet semble en bonne voie. Le président de CodeWeavers a montré qu’il était possible de faire tourner Steam sur Android, ou plus exactement sur Remix OS, un portage qui donne à Android une interface proche de Windows et qui peut être installé sur des ordinateurs ayant des processeurs x86. Rien n’indique donc que l’exploit pourra être répété sur un appareil disposant d’un processeur ARM.

La démonstration est visible dans une courte vidéo publiée par Ramey, qui partage également son enthousiasme sur son Facebook et celui de CodeWeavers  : « Notre société, CodeWeavers, avec l’aide de Jide Technology (la société derrière le Remix Mini, ndlr), a été capable de faire tourner Steam sous Android. Les joueurs vont pouvoir jouer à leurs jeux PC sous leurs appareils Android. C’est du jamais vu ».

Cela dit, Ramey s’est bien gardé de montrer un jeu en cours de fonctionnement, et on imagine que cela est bien plus difficile à faire que de lancer une simple instance de Steam. Pour l’instant, la société reste avare en détail, et il faudra donc patienter pour savoir, par exemple, si la performance peut être répétée sur un processeur ARM.

Test du Remix Mini sous Remix OS

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