Sony lance la plate-forme de compétition en ligne PlayStation Plus League, dédiée à l'e-sport sur PS4.

La PlayStation 4 s’ouvre au sport électronique avec le lancement d’une plateforme de compétition en ligne baptisée PlayStation Plus League. Calquée sur le principe des tournois de sport, elle va permettre aux joueurs de s’affronter en fonction de leur niveau (il y aura des saisons et des divisions). Sans surprise, la priorité est donnée aux titres qui incluent un mode multijoueur.

Plus LeagueNeuf jeux sont pour l’instant proposés sur le PlayStation Plus League, avec la promesse implicite que d’autres viendront très bientôt gonfler le catalogue. On retrouve des jeux de foot (FIFA 16, PES 2016), de la course automobile (Project CARS, DriveClub), du combat (Ultra Street Fighter IV, Mortal Kombat X), de la moto (Trials Fusion), du tir (Battlefield Hardline) et du… « foot-voiture » (Rocket League).

Le PlayStation Plus League est ouvert à tous à condition de posséder un abonnement au PlayStation Plus (qui coûte entre 4 et 7 euros par mois selon la formule choisie). Quatre formats de compétition sont proposés : PlayStation Plus League, Bracket, Max Points et Championnats. Sony précise que des lots et des gains peuvent être gagnés par les joueurs (20 000 euros sont par exemple mis en jeu pour le Paris Games Week).

Le développement de l’e-sport

Particulièrement développé dans l’univers du PC, l’e-sport connaît une médiatisation croissante depuis quelques années. Des compétitions sont aujourd’hui largement retransmises sur Internet (Dailymotion est par exemple partenaire de la Coupe du Monde des Jeux Vidéo), voire même au cinéma. On a même vu le gouvernement français féliciter un joueur français de StarCraft 2 pour sa victoire à un championnat.

Mais aux yeux du syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), il existe encore un frein important au développement de ce type de compétition dans l’Hexagone. Aussi le SELL profite-t-il de la consultation publique lancée dans le cadre du projet de loi sur la République Numérique préparé par la secrétaire d’État  Axelle Lemaire pour avancer une proposition qui lèverait une «  incertitude juridique » .

Le SELL estime en effet que les compétitions risquent d’être assimilées «  à des jeux d’argent ». Pour éviter cet amalgame, et donner à l’e-sport « un cadre juridique sûr, susceptible de favoriser [son] développement », le SELL demande l’inclusion d’un article qui exclurait ces tournois de la catégorie des « jeux d’argent en ligne […] lorsque l’habilité et les combinaisons de l’intelligence prédominent sur le hasard ».

Un premier pas pour la reconnaissance du e-sport

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