Vous connaissez certainement FarmVille, ce jeu social qui a inondé les utilisateurs Facebook de notifications ces dernières années. Derrière le jeu, un drôle de studio : Zynga. Et un drôle de business model qu'ils ont démocratisé : jouer est gratuit, mais pour gagner il faudra passer par l'achat.

un ami vous a invité à jouer à…

Zynga c’est au départ l’exploitation d’un format nouveau pour le jeu vidéo, celui du widget dans les réseaux sociaux. En effet, les jeux de l’éditeur sont exclusivement jouables embarqués dans Facebook ou MySpace où ils utilisent les donnés sociales des joueurs. Le modèle concordant à l’essor des plateformes sociales va prendre rapidement de la valeur.

Les jeux deviennent viraux en utilisant les profils des joueurs pour se faire connaître et inviter leurs amis virtuels à jouer eux aussi. Les titres les plus connus sont FarmVille ou Texas Hold’em.

un beau démarrage et une lente agonie

Zynga, avec son modèle économique implacable avant l’avènement du jeu mobile, avait trouvé le moyen de faire payer les casual users pour ses jeux. Et la confiance que lui accordera le NASDAQ à son démarrage est incroyable : Zynga fera le plus beau démarrage en bourse depuis Google. Pourtant derrière cet apparent modèle ultra-performant se cache un retard double.

En effet, Zynga va connaitre deux difficultés qui vont fragiliser son modèle jusqu’à perdre sa rentabilité. Premièrement, le non-renouvellement de ses titres pas d’autres titres convaincants pour ses casual users va laisser ces derniers s’éloigner de ses jeux. Deuxièmement, l’essor stupéfiant du jeu mobile, porté par des studios comme Rovio ou King.com, n’aura pas été suffisamment anticipé par Zynga pour que ses titres deviennent des incontournables des magasins d’application.

Depuis, entre des soupçons de délit d’initié et des pertes importantes, Zynga tente de rassurer les marchés en réduisant régulièrement ses investissements et sa masse salariale, sans parvenir à faire un vrai retour en bourse.

 

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