Les particuliers ont Uber. Il était difficile d'imaginer que le secteur laisse encore de la place à des nouveaux venus, et c'est pourtant la pari qu'a fait Yves Weisselberger, co-fondateur de SnapCar avec une différenciation intéressante : son service s'adresse d'abord aux pros.

l’histoire de l’uber made in france

Quand on parle de VTC sur modèle de géolocalisation, il est tout de suite difficile de ne pas faire de parallèle avec Uber, traumatisme français s’il en est, l’uberisation n’est pourtant pas le seul fait d’une startup. Si Uber commence son activité à Paris en 2011, SnapCar lui débute son histoire avec un leit-motiv assez similaire en 2012 : Snap. Go. On est dans l’instantannéité à la Uber. Pourtant, il y a déjà des principes de différenciation dans l’usage.

En effet, si dans l’appli la plus connue la géolocalisation est la règle absolue en matière de réservation, très tôt SnapCar pour attirer les pros, va autoriser un système de réservation à l’avance de chauffeur, et même vous attendre si votre train/avion est en retard. Ainsi qu’un système de facturation par entreprise. Brièvement, on observe que leur modèle combine l’avantage du VTC avec les derniers privilèges qu’offraient les taxis aux pros.

partenariat et défense des chauffeurs dans la bataille

SnapCar mène une double guerre : contre Uber sur le marché (jusqu’à janvier 2016, où les deux compagnies ont arrêté de se battre pour faire front commun) mais aussi (et surtout) contre le gouvernement et les taxis. La startup a trouvé ses armes pour mener les deux fronts.

Contre Uber, son implantation en France lui permet d’obtenir et garantir des partenariats très locaux mais néanmoins décisifs pour sa différenciation : SnapCar vous emmène faire vos courses à Ikea et c’est un forfait, ils vous attendent en gare et même dans les aéroports parisiens avec lesquels des partenariats ont été signés (Charles de Gaulle et Voyages-SNCF).

Et enfin contre les taxis, SnapCar tient à garder un vrai rôle dans la défense de ses chauffeurs, capable de faire la paix même avec Uber pour défendre leur statut contre le gouvernement. Ils n’ont jamais proposé de service type Uber Pop ou Heetch, et se sont toujours prononcé pour un statut du VTC serein et en règle, tant que cela est rendu possible par les lois.

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