Fondée en 1999, la société Gameloft ne peut se résumer au parent pauvre de l'empire des frères Guillemot. Pionnier du jeu mobile français le studio est une odyssée du portable à clapet à la tablette 8 cœurs.

Les débuts du jeu mobile

Avant l’avènement des OS mobiles Android et iOS, le monde de la téléphonie était un joyeux bazar technologique : Symbian, Java, Bada, Palm, BlackBerry etc. Les studios qui éditaient des jeux sur plus d’une dizaine de téléphones étaient rares, mais Gameloft en faisait partie. Dès le début des années 2000, l’éditeur référençait des franchises et des créations mobiles pour les téléphones à clapet, principalement portée par les environnements de développement Java Runtime pour garantir un minimum d’interopérabilité dans un monde très hétérogène.

C’est l’ère des premiers succès et des jeux achetés en envoyant des SMS surtaxés, repérés sur les pages publicitaires des magazines.

Et l’iphone fût

2007 bouleverse le monde mobile, l’iPhone est présenté et les applications deviennent un must-have. Les environnements de développement s’homogénéisent, facilitant un nouvel essor du jeu mobile. Le marché devient plus concurrentiel, et Gameloft investit dans deux pratiques : premièrement la réalisation de jeu de franchise avec Sony, Marvel, Disney, ou Dreamworks.

Avec ces partenariats Gameloft hisse ses jeux mobiles dans les marchés d’applications boostés par les références à la pop-culture. Deuxièmement, pratique plus décriée, Gameloft devient une référence du jeu-réplique mobile, reprenant des univers et des jeux célèbres pour les adapter sur mobile en changeant les noms et en adaptant le gameplay. Call of Duty, Halo, GTA ou Need For Speed ont tous le droit à leur édition Gameloft sur mobile : Modern Combat, Nova, Gangstar Miami et autres Asphalt. Les titres n’en restent pas moins, pour la plupart, salués par la critique.

Aujourd’hui, Gameloft n’édite plus que des free-to-play, misant sur les achats in-app pour ses bénéfices.

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