Fondée en 2010 en pleine crise économique en Espagne, BQ et ses smartphones Android (puis Ubuntu) ont su se distinguer dans l'entrée de gamme pour créer l'embryon d'une success story.

Une histoire étudiante

Avant BQ, il y a eu les Booq, les premières liseuses créées avec Mundo Reader par un groupe d’ex-étudiants de Madrid. Fournissant en liseuses à la fois la Fnac et l’opérateur Movistar, les nouveaux entrepreneurs commencent à gagner leur crédibilité technologique dans un pays traversé par la crise.

Pourtant BQ s’accroche, porté par un idéal de technologie accessible à tous, en 2013 la société sort ses premiers smartphones Android. Avec un modèle qui se popularise : des appareils d’entrées de gamme qui correspondent au budget que les consommateurs européens veulent dépenser, sans subventions, ni forfait à engagement. Le succès commerciale est là, malgré un rapport qualité/prix en deçà des nouveaux constructeurs chinois tel que Huawei.

Enfin sur les smartphones, la marque se distingue en apportant pour la première fois au monde, Ubuntu sur un téléphone avec Canonical. Amenant ainsi le premier smartphone libre depuis l’échec des Firefox OS.

une passion pour la technologie pour tous

Mais derrière l’identité entrée de gamme de BQ se cache une volonté pour ses fondateurs d’apporter la technologie et ses évolutions de mode de vie à chaque consommateur. Ainsi après les smartphones à petits prix, BQ s’engage sur deux fronts : pédagogie numérique et impression 3D.

Pour BQ la technologie a une vocation de transformation sociale, mais seulement si elle est accessible à chaque foyer. Marqué par la crise espagnole, la société veut porter les évolutions tech dans un pays en difficulté. La première cible est les écoles espagnoles, subissant l’austérité, elles ont du mal à engager un virage numérique : BQ en a fait une mission. Son écosystème éducatif est centré sur l’Arduino, l’impression 3D et la programmation. Ainsi ils proposent un programme de robotique éducative et des logiciels d’apprentissage du code.

La seconde cible de BQ est l’implantation dans les foyers européens de l’impression 3D, qui reste minoritaire. En 2013, ils lancent la Witbox une imprimante 3D domestique : prix réduit et utilisation facile pour faire rentrer la révolution 3D dans les familles.

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