Blizzard tient à ses franchises : Warcraft, StarCraft, Diablo et maintenant Overwatch ont chacune été un succès pour le studio qui a popularisé le jeu de stratégie en temps réel et le MMORPG.

Voyage d’un pavillon à l’autre

Sitôt leur licence en poche, trois étudiants de l’université de Californie fondent en 1991 ce qui s’appelle initialement Silicon & Synapse, startup dédiée au portage vidéoludiques de franchises existantes, comme Le Seigneur des Anneaux.

En début 1994, Silicon & Synapse est rachetée par le distributeur Davidson & Associates. Ce sera le commencement d’une longue histoire de changement de mains. La startup, brièvement renommée Chaos Studios, deviendra Blizzard Entertainment et sortira dans l’année le RTS Warcraft : Orcs & Humans. Acclamé, le titre donnera un coup de fouet au genre de la stratégie en temps réel pour le reste de la décennie.

Blizzard sort ensuite le RPG Diablo puis un autre RTS, StarCraft, tous deux connaissant le même succès. En 2004, le MMORPG World of Warcraft fait rentrer le genre dans la notoriété publique. Pendant ce temps, le studio est balloté au gré des fusions-acquisitions, passe chez Havas, s’arrête longuement chez Vivendi, avant d’atterrir dans le giron d’Activision où il se trouve actuellement.

Histoire de franchises

Blizzard concentre historiquement toutes ses forces dans ses trois franchises phares, Warcraft, StarCraft et Diablo, toutes reliées à la plateforme Battle.net rachetée en 1997. L’entreprise d’Irvine a sorti en 2014 Hearthstone, un jeu de cartes en ligne basé sur l’univers Warcraft et jouable autant sur PC que sur smartphone, et en 2015 Heroes of the Storm, une arène de bataille multijoueur rassemblant les trois franchises et rappelant que ce genre, avant d’être celui de League of Legends, est né autour de mods de StarCraft et Warcraft III.

C’est en 2016 que Blizzard se lance dans une nouvelle vraie franchise : Overwatch, avec un FPS multijoueur. Le titre s’inscrit dans la lignée du succès des autres jeux du studio. Pendant ce temps, StarCraft II retient l’attention de Google DeepMind, qui souhaite y faire jouer son intelligence artificielle qui ne se satisfait plus du jeu de go.

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