Dites économie collaborative et startup : on vous dira Blablacar. Le site de covoiturage français fondé en 2004 a connu la levée de fond la plus importante de toute l'histoire des startups françaises. Modifiant le secteur du voyage définitivement.

Les précurseurs de l’économie collaborative

Dès 2004, les futurs fondateurs de BlaBlaCar voient dans la démocratisation d’internet un moyen de faciliter l’échange de service de particulier à particulier. La disponibilité d’une plateforme fréquemment rafraîchie permet alors à des inconnus de se mettre d’accord sur le partage de trajet. Nous sommes loin du site tel qu’on le connait aujourd’hui, qui est encore « Le Bon Coin » du covoiturage, le web collaboratif étant à peine en train d’émerger.

Au rachat en 2006, avec la création d’une société dont le but est de travailler à l’amélioration et la monétisation du service, l’utilisation du site va s’accélérer. Rapidement un modèle économique est trouvé, la plateforme devient payante par le prélèvement sur le nouveau système de paiement intégré. Les utilisateurs n’échangent donc plus d’argent et ils sont pleinement intégrés dans un système communautaire avec des notations.

C’est ce modèle qui assurera le succès et la fiabilité du site. Obtenant rapidement des millions d’utilisateurs et perturbant durablement le secteur du transport. Comptant aujourd’hui plus de 20 millions d’utilisateurs à travers le monde, la société française s’est imposée comme le leader mondial du covoiturage.

Le traumatisme de la sncf, SYMPTÔME des évolutions

Si le modèle de BlaBlaCar est d’abord, pour les utilisateurs, une affaire de bon sens et d’optimisation de leurs déplacements, la perte de chiffre d’affaires entraînée par la popularisation du modèle et sa grande démocratisation a été rapidement dénoncé par la SNCF. Beaucoup interprètent par ailleurs la nouvelle réglementation à l’endroit des autobus comme une réponse du gouvernement et de la SNCF (avec ses IDBus) contre l’essor du covoiturage.

L’expansion du site dans des territoires en voie de développement et dont les infrastructures de transport ne sont pas performantes a considérablement changé la mobilité et entraîne aussi de nouvelles réflexions en tant que mode de transport à émission de gaz réduit.

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